L’IMPORTANCE DU SECTEUR HÔTELIER EN FRANCE

Le tourisme est un important facteur d’activité économique en France : plusieurs millions de visiteurs par an. Le secteur hôtelier continue ainsi de se développer chaque année. Aujourd’hui il met à disposition à lui seul 1,3 millions de lits, soit 23% de l’ensemble de l’hébergement marchand en 2017 en France. En Ile-de-France, les cafés, hôtels et restaurants représentent 16 millions de mètres carrés pour plus de 47 000 établissements. Cette superficie nécessite donc une consommation d’énergie importante pour assurer le confort et la satisfaction des occupants.

Dans ce contexte, la gestion efficace des ressources énergétiques est un enjeu fondamental pour les professionnels du secteur, soucieux d’optimiser les performances économiques de leurs bâtiments. Des solutions clés en main existent pour palier ce problème et faire des économies.

 

UN SECTEUR ENERGIVORE

Le parc d’hôtels, cafés et restaurants représente environ 7% de l’ensemble des bâtiments tertiaires en France. Ces bâtiments consomment 241 kWh/m2/an, soit une facture énergétique moyenne de 21,6 €/m2/an. Les experts de l’énergie estiment que ce sont les filières du domaine tertiaire qui sont susceptibles d’obtenir les économies d’énergie les plus importantes. Ceci grâce à la conception propre à ces bâtiments ; effectivement ces structures facilitent un zonage précis des consommations d’énergie ce qui permet une industrialisation des solutions de management énergétique. Mesurer et analyser ces dépenses énergétiques apparaît alors comme indispensable dans un tel contexte.

En outre, le secteur de l’hôtellerie est un secteur fortement impacté par le besoin de confort des occupants, ce qui en fait donc des bâtiments particulièrement énergivores. Les clients des hôtels ont tendance à modifier leurs usages des énergies (lumière, électricité, eau, etc.) lors de leurs séjours. Prenons l’exemple de l’eau : un client consomme en moyenne 300 litres d’eau par nuitée d’hôtel contre 150 litres à son domicile personnel.

Dès lors, il apparaît comme indispensable pour les responsables hôteliers de mettre en place des solutions de management énergétique visant à réaliser des économies d’énergie.

 

DES BESOINS HETEROCLITES

Le secteur de l’hôtellerie rencontre une problématique supplémentaire puisque les besoins en énergie ne sont pas similaires selon le type d’établissement. La superficie, la conception, le standing, l’ancienneté, le climat, le taux d’occupation ainsi que le nombre de chambres influencent, parfois de façon conséquente, la consommation d’énergie des différents bâtiments. Il est donc difficile pour les hôteliers de mener un projet de management de l’énergie homogène sur l’ensemble de leur parc immobilier.

La structure même de l’hôtel considéré influence la consommation d’énergie. Assurément, un bâtiment ancien consommera davantage qu’un bâtiment récent. Cette consommation varie d’autant plus selon la nature de l’installation technique : chaufferie gaz, installation thermodynamique chaud et froid, climatisation, ventilation, LED ou éclairage traditionnel.

En France, un hôtel dispose en moyenne de 36 chambres. Ce chiffre est nettement inférieur pour les hôtels indépendants (25 chambres en moyenne) et grimpe considérablement pour les chaines d’hôtels (82 chambres en moyenne).

En conséquence, la consommation moyenne par hôtel est de 240kWh/m2/an. Pour autant, les raisons énumérées ci-dessus font varier les consommations de chaque hôtel. Certains peuvent consommer jusqu’à 500kWh/m2/an tandis que d’autres peuvent ne consommer que 50kWh/m2/an, pour les hôtels très optimisés à énergie positive.