Sommaire

    GTB : tout savoir sur la Gestion Technique du Bâtiment

    La GTB, aussi connue sous les termes BMS (Building Management System) ou BACS (Building Automation and Control Systems) en anglais, est aujourd’hui bien plus qu’un simple outil de supervision. C’est le système nerveux central du bâtiment intelligent : il collecte, traite et exploite en temps réel les données issues de l’ensemble des équipements techniques pour piloter votre patrimoine de manière automatisée, économique et prédictive.

    À l’heure où le secteur tertiaire représente près de 44 % de la consommation d’énergie finale en France (source : ADEME), la GTB s’impose comme l’un des leviers les plus concrets et les plus rapides pour réduire les factures, atteindre les objectifs du Décret Tertiaire et respecter les obligations du Décret BACS.

     

    Qu’est-ce que la GTB (Gestion Technique du Bâtiment) ?

    La Gestion Technique du Bâtiment (GTB) est un système informatisé intégré au bâtiment qui centralise la gestion des différentes installations techniques d’un bâtiment via des capteurs et des automates.

    Elle vise à optimiser les performances énergétiques, à améliorer le confort des occupants, et à faciliter la maintenance des équipements. Les systèmes de GTB permettent de surveiller, contrôler et automatiser les fonctions telles que

    • les équipements de Chauffage, de Ventilation et de Climatisation (CVC),
    • les installations de plomberie (PLB) : pompes de relevage, cuves, production d’eau chaude sanitaire, surveillance de fuites,…
    • les stores et systèmes occultants,
    • la distribution d’électricité,
    • les moyens d’éclairage,
    • les installations de sécurité et de sûreté (vidéo-surveillance, contrôle d’accès),
    • les dispositifs incendie : alarmes, extinction

    La GTB peut aussi bien être installée dans des bâtiments à usage tertiaire qu’industriel.

    Livre Blanc GTB

     

    Les différentes classes de GTB

    Les classes de GTB (Gestion Technique du Bâtiment) définissent le niveau de performance et de sophistication des systèmes de gestion des installations techniques d’un bâtiment. Elles sont généralement classées de Classe A à Classe D, en fonction de leur capacité à optimiser la consommation énergétique et à piloter les équipements.

    • Classe A – Performance optimale
      Les systèmes de Classe A offrent un pilotage avancé, avec une automatisation complète, des capteurs connectés et une analyse fine des données. Ils permettent un suivi en temps réel, une gestion prédictive et une optimisation poussée pour réduire les consommations et améliorer le confort des occupants.

    • Classe B – Performance élevée
      Cette classe propose un contrôle automatisé avec des fonctions d’optimisation avancées. Elle assure un suivi régulier des consommations et une gestion efficace, mais avec moins d’analyses prédictives que la Classe A.

    • Classe C – Performance standard
      La Classe C correspond à une GTB basique, assurant le contrôle centralisé des équipements (chauffage, ventilation, climatisation, éclairage) sans fonctionnalités avancées d’analyse ou d’optimisation.

    • Classe D – Performance minimale
      Il s’agit d’un pilotage manuel ou très limité, sans intégration ni suivi énergétique précis. Cette classe ne répond pas aux exigences actuelles de performance et peut être associée à des bâtiments énergivores.

    Dans le cadre de la transition énergétique et de la réglementation, comme le Décret BACS en France, l’objectif est d’amener progressivement les bâtiments vers les classes les plus performantes (A et B) pour réduire la consommation d’énergie et améliorer la durabilité des patrimoines immobiliers.

    schéma classe GTB advizeo

    La norme NF EN ISO 52120-1 : la référence officielle

    La classification des systèmes GTB en classes A, B, C et D repose sur la norme européenne NF EN ISO 52120-1:2022 (anciennement EN 15232). C’est cette norme qui définit officiellement les critères de performance en matière d’automatisation et de contrôle des bâtiments, et qui est utilisée comme référence dans le cadre du Décret BACS pour évaluer la conformité des installations.

    Pour être éligible aux Certificats d’Économies d’Énergie via la fiche BAT-TH-116, votre système GTB doit atteindre au minimum la classe B au sens de cette norme. La classe A reste la cible recommandée pour les bâtiments souhaitant maximiser leur performance énergétique et valoriser leurs actifs immobiliers.

     

    Décret BACS : l’obligation d’installer une GTB

    Le décret BACS (Building Automation & Control Systems) impose des obligations en matière d’automatisation et de contrôle des systèmes techniques des bâtiments tertiaires. Mis en place dans le cadre du dispositif éco-énergie tertiaire, ce décret vise à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments en exigeant l’installation de systèmes de GTB.

    Selon ce décret, tous les bâtiments tertiaires équipés de système de chauffage ou de climatisation, combiné ou non avec un système de ventilation, dont la puissance est supérieure à 290 kW ou 70 kW.

    • Bâtiment avec système CVC inférieur ou égal à 290kW : 1er janvier 2025
    • Bâtiment avec système CVC inférieur ou égal à 70kW : 1er janvier 2030

     

     

    Pourquoi faut-il installer une GTB ?

     

    Comment fonctionne la Gestion Technique du Bâtiment (GTB) ?

    Les composants clés

    La GTB est composée de capteurs et d’actionneurs. Les capteurs collectent des données sur divers paramètres (température, humidité, occupation, etc.), tandis que les actionneurs exécutent les commandes (ouverture de vannes, réglage des thermostats, etc.). Les contrôleurs quant à eux reçoivent les données des capteurs et envoient des instructions aux actionneurs. Ils jouent un rôle central dans l’exécution des algorithmes de gestion.

    Les systèmes de communication utilisant des protocoles ouverts comme BACnet, Modbus, ou LonWorks, assurent la communication entre les différents éléments de la GTB. Enfin, l’interface utilisateur offre aux gestionnaires une plateforme intuitive pour surveiller, analyser et contrôler les systèmes du bâtiment. Aujourd’hui, des systèmes d’hypervision multisites permettent d’avoir une vue à l’échelle d’un parc de bâtiments.

    Le fonctionnement de la GTB se déroule généralement en trois étapes :

    • Dans un premier temps, le système va collecter les données via les capteurs installés dans le bâtiment. Ces capteurs recueillent des informations en temps réel sur différents paramètres environnementaux et opérationnels (hygrométrie, taux de CO2, température, occupation, etc.).
    • Dans un second temps, les contrôleurs traitent ces données, les analysent et utilisent des algorithmes avancés pour déterminer les actions optimales à entreprendre.
    • Enfin, les actionneurs mettent en œuvre les commandes pour ajuster les systèmes du bâtiment, garantissant une performance optimale. Ils permettent de gérer automatiquement les actions et ainsi allègent le travail des mainteneurs.

    Fonctionnement d'un système GTB

     

    Quels sont les avantages de la GTB ?

    Performance énergétique

    Un système GTB bien paramétré et réellement exploité constitue un levier puissant pour améliorer la performance énergétique d’un bâtiment. Au-delà du simple pilotage automatisé, il permet de suivre finement les consommations, d’identifier les dérives et d’ajuster en continu les réglages. Les équipements techniques (chauffage, ventilation, climatisation, éclairage) sont ainsi pilotés en fonction de l’occupation réelle, des horaires d’usage et des conditions climatiques.

    Cette approche dynamique limite les consommations inutiles et permet d’inscrire le bâtiment dans une logique d’amélioration continue, avec à la clé des économies d’énergie mesurables et durables.

    Confort des occupants

    La GTB contribue directement à la qualité d’usage des bâtiments. En assurant une régulation précise et homogène des paramètres essentiels (température, qualité de l’air, luminosité), elle crée des conditions plus stables et adaptées aux besoins des occupants. Elle permet également d’éviter les situations d’inconfort fréquentes dans les bâtiments mal régulés (surchauffe, zones froides, éclairage inadapté).

    À terme, cela se traduit par un meilleur bien-être, mais aussi par des impacts positifs sur la productivité dans les environnements tertiaires.

    Maintenance préventive

    Grâce à la remontée continue des données et à la supervision des équipements, la GTB facilite une approche proactive de la maintenance. Les anomalies de fonctionnement, les dérives de performance ou les consommations anormales peuvent être détectées en amont, avant qu’elles ne se traduisent par une panne. Les équipes techniques peuvent ainsi planifier des interventions ciblées, optimiser leurs déplacements et éviter des réparations coûteuses en urgence.

    Cette logique de maintenance préventive, voire prédictive, permet également de prolonger la durée de vie des installations et de sécuriser leur exploitation dans le temps.

    Sécurité des bâtiments

    La GTB joue aussi un rôle central dans la gestion de la sécurité. Elle permet de centraliser et de coordonner différents systèmes tels que le contrôle d’accès, la vidéosurveillance, la détection incendie ou encore les alarmes techniques. En cas d’incident, les alertes sont remontées en temps réel, avec une vision globale de la situation, ce qui facilite la prise de décision et la réactivité des équipes.

    Cette supervision unifiée renforce la fiabilité des dispositifs de sécurité et contribue à une meilleure gestion des risques au sein du bâtiment.

     

    Quel retour sur investissement attendre d’une GTB ?

    Une GTB correctement dimensionnée, paramétrée et exploitée permet de réduire la consommation d’énergie d’un bâtiment tertiaire de 15 % à 30 %, selon l’ADEME. Ces gains varient selon la vétusté des installations, la qualité du paramétrage initial et le niveau d’implication des équipes d’exploitation.

    Au-delà des économies directes sur les factures, une GTB réduit les coûts de maintenance préventive et prolonge la durée de vie des équipements en limitant les usures prématurées. Le retour sur investissement (ROI) se situe généralement entre 3 et 5 ans, en tenant compte :

    • du coût d’installation (CAPEX), qui oscille entre 15 et 45 €/m² selon la classe de performance visée et la complexité du bâtiment — soit en moyenne 25 à 35 €/m² pour une GTB de classe B ;
    • des aides financières obtenues via les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), qui peuvent couvrir jusqu’à 40 à 50 % de l’investissement initial ;
    • des gains annuels sur les dépenses d’exploitation (OPEX) : réduction des factures énergétiques, diminution des interventions curatives, optimisation des contrats de maintenance.

    Exemple concret : pour un bâtiment de bureaux de 5 000 m², une GTB de classe B représente un investissement de l’ordre de 125 000 à 175 000 €.

    Avec une prime CEE pouvant atteindre 50 000 à 70 000 €, le reste à charge descend à 75 000–105 000 €, avec un ROI estimé à 3-4 ans.

    Il est important de noter que moins de 6 % des bâtiments tertiaires français sont aujourd’hui équipés d’un système GTB (source : Xerfi). C’est à la fois un signal d’urgence face aux échéances réglementaires et une opportunité de se démarquer rapidement sur le plan de la performance.

     

    Les différentes entre GTB et GTC

    La GTB (Gestion Technique du Bâtiment) et la GTC (Gestion Technique Centralisée) sont souvent confondues, mais elles ne recouvrent pas exactement les mêmes réalités. La GTC désigne généralement un système permettant de superviser et piloter un ou plusieurs équipements techniques (chauffage, ventilation, éclairage…) depuis un point central, avec une logique plutôt ciblée et fonctionnelle.

    La GTB va plus loin : elle s’inscrit dans une approche globale du bâtiment en intégrant l’ensemble des lots techniques dans une seule plateforme, avec des capacités d’analyse, d’optimisation et d’interopérabilité plus avancées. Autrement dit, là où la GTC répond à un besoin de contrôle, la GTB vise une gestion transversale et une amélioration continue de la performance, notamment énergétique.

     

    GTB et GTC : tout savoir sur ces systèmes de pilotage

     

    Différence GTC/GTB

     

    Évolution de la GTB ces dernières années

    En raison des différentes réglementations environnementales qui s’appliquent au secteur du bâtiment et de la hausse du prix de l’énergie, la GTB a évolué pour intégrer les dernières avancées technologiques. Initialement limitée à des contrôles manuels et des systèmes isolés, elle s’est transformée grâce à l’Internet des Objets (IoT) et aux technologies de l’information.

    Aujourd’hui, les systèmes de GTB sont capables d’analyser des données en temps réel et de prendre des décisions autonomes pour optimiser le fonctionnement des bâtiments.

    Des systèmes plus light ont été développés, fonctionnant avec des protocoles ouverts, ils permettent de réalisation de la supervision multisites et ainsi d’agir en masse à l’échelle d’un patrimoine immobilier. Ainsi, alors que le marché de la GTB a très peu évolué ces dernières années, en hausse de seulement 2% entre 2014 et 2019, il s’élève à près de 360 M€ en 2021, en hausse de 5% comparée à 2019. Portée par la réglementation, cette croissance devrait se poursuivre dans les années à venir.

    Marché de la GTB advizeo

    Installation énergétique GTB : l’automatisation au service du bâtiment

     

    GTB et IA : vers une gestion prédictive du bâtiment

    La GTB traditionnelle collecte et pilote. La GTB augmentée par l’Intelligence Artificielle (IA) anticipe, apprend et optimise en continu. Cette évolution, portée par la démocratisation des capteurs IoT et des plateformes cloud, représente un saut qualitatif majeur dans la performance des bâtiments intelligents.

    Ce que l’IoT apporte à la GTB

    Les capteurs connectés (IoT) jouent un rôle central dans cette transformation. Installés sur les équipements CVC, les tableaux électriques, les systèmes d’éclairage et les systèmes de ventilation, ils collectent en continu des données granulaires : température pièce par pièce, taux de CO₂, hygrométrie, taux d’occupation réel, consommation électrique par usage, vibrations sur les pompes et compresseurs.

    Résultat : les gestionnaires disposent d’une visibilité totale et en temps réel sur l’ensemble des usages, ce qui leur permet d’identifier instantanément les dérives et les gisements d’optimisation, à l’échelle d’un bâtiment comme d’un parc immobilier entier.

    Ce que l’IA apporte à la GTB

    En croisant les données issues des capteurs IoT avec des variables externes — prévisions météorologiques, tarifs de l’électricité en temps réel, courbes d’occupation historiques, inertie thermique du bâtiment — l’IA permet à la GTB de passer d’un mode réactif à un mode prédictif :

    • Anticipation des besoins de chauffage ou de climatisation plusieurs heures à l’avance, pour éviter les pics de consommation ;
    • Détection précoce d’anomalies sur les équipements (encrassement d’un filtre, dérive du rendement d’une pompe à chaleur, fuite de fluide frigorigène) avant qu’elles ne provoquent une panne coûteuse ;
    • Recommandation automatique d’ajustements de consignes pour maximiser les économies sans impacter le confort des occupants ;
    • Apprentissage progressif des habitudes d’usage du bâtiment pour affiner en continu les scénarios de pilotage.

    La maintenance prédictive : un levier sous-estimé

    La maintenance prédictive assistée par l’IA est l’un des bénéfices les plus concrets et les moins mis en avant de la GTB nouvelle génération. En analysant les signaux faibles de dégradation des installations, l’IA permet d’intervenir chirurgicalement avant la défaillance, et non après. Cette approche réduit les coûts de maintenance de 25 à 30 % (source : GESEC / McKinsey), allonge la durée de vie des équipements et élimine les arrêts d’exploitation non planifiés.

    Des plateformes comme Building X de Siemens ou les solutions de Johnson Controls illustrent déjà concrètement cette capacité : sur des sites industriels et tertiaires, l’IA ajuste en temps réel la ventilation et la climatisation en fonction de l’occupation réelle et de la qualité de l’air intérieur, avec à la clé des économies supplémentaires significatives par rapport à une GTB classique.

    À retenir : coupler votre GTB à des briques IoT et IA, c’est passer de la supervision à l’intelligence. C’est précisément ce que propose la solution cockpit d’advizeo, en combinant hypervision multisites et expertise Energy Management pour exploiter pleinement la donnée issue de vos installations.

     

    Les bienfaits de la GTB sur les différents secteurs d’activité

    La Gestion Technique des Bâtiments (GTB) représente un outil puissant et adaptable qui transcende les frontières sectorielles. En intégrant les technologies de contrôle et d’automatisation, elle optimise les performances énergétiques, améliore le confort des occupants, et répond aux défis spécifiques de chaque secteur. Voici comment la GTB agit comme un levier stratégique pour transformer divers environnements professionnels.

     

    Santé : Assurer un environnement contrôlé et sûr

    Dans les hôpitaux et cliniques, la GTB joue un rôle clé en maintenant des conditions rigoureuses pour les activités critiques. Par exemple, elle régule la température et l’humidité dans les blocs opératoires pour respecter les normes sanitaires strictes, garantissant ainsi la sécurité des interventions. Les chambres des patients profitent d’un ajustement précis du chauffage et de l’éclairage, favorisant leur confort et leur rétablissement.

    De plus, la surveillance en temps réel des systèmes essentiels, tels que la ventilation et les alarmes incendie, renforce la sécurité globale des infrastructures.

    Éducation : Adapter les ressources aux besoins

    Dans les établissements scolaires et universitaires, la GTB contribue à une gestion rationnelle des ressources énergétiques. En ajustant automatiquement le chauffage, l’éclairage ou la climatisation en fonction des horaires de cours et des périodes de vacances, elle évite les gaspillages tout en assurant un environnement propice à l’apprentissage.

    Les bâtiments administratifs peuvent être mis en mode veille durant les périodes d’inactivité, réduisant ainsi considérablement les coûts énergétiques.

    Hôtellerie : Allier confort et optimisation des coûts

    Pour les hôtels, la satisfaction des clients est primordiale, et la GTB permet d’y répondre efficacement. Les chambres sont dotées de réglages automatiques qui s’adaptent à l’arrivée ou au départ des occupants : climatisation, chauffage et éclairage s’ajustent en fonction de leur présence. Les espaces communs, tels que les halls d’accueil ou les salles de conférence, bénéficient d’une gestion intelligente qui combine confort des usagers et maîtrise des dépenses énergétiques.

    Cette approche renforce également l’image d’un hôtel engagé dans une démarche durable.

    Industrie : Optimiser les processus critiques

    Dans les environnements industriels, la GTB est indispensable pour surveiller et optimiser les processus énergivores. Elle permet de prévenir la surchauffe des machines, d’ajuster les conditions des chaînes de production et d’assurer la conformité aux normes environnementales. Les zones de stockage sensibles, telles que les chambres froides ou les entrepôts réfrigérés, profitent d’une gestion précise des températures, réduisant ainsi les pertes de produits.

    Comment mettre en place une GTB dans un bâtiment industriel ?

    Bureaux : Améliorer le confort des employés

    Dans les bureaux, la GTB garantit des conditions de travail idéales en ajustant la température, la luminosité et la qualité de l’air en fonction des préférences des occupants. Ces systèmes adaptatifs favorisent la productivité des collaborateurs tout en réduisant les consommations inutiles, notamment en dehors des heures de travail ou lors des périodes de faible occupation.

    Comment réduire la consommation d’énergie des bureaux ?

    Grande distribution : Gérer l’énergie au plus juste

    Les supermarchés et centres commerciaux comptent parmi les plus gros consommateurs d’énergie en raison de l’éclairage, de la climatisation et des équipements frigorifiques. Grâce à la GTB, ces infrastructures peuvent ajuster automatiquement l’éclairage après la fermeture, surveiller en temps réel les performances des vitrines réfrigérées pour anticiper les pannes, ou encore moduler la climatisation selon la fréquentation des espaces.

    Résultat : une réduction significative des coûts tout en maintenant une expérience client optimale.

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    Les différentes étapes d’un chantier de GTB.

    1. Étude et planification

    L’audit initial vise à comprendre les spécificités du bâtiment (chauffage, éclairage, sécurité, etc.). On définit les solutions de GTB adaptées, en tenant compte des contraintes techniques et des objectifs d’efficacité énergétique. Cette étape aboutit à la conception d’un plan personnalisé.

    2. Préparation du chantier

    Les équipes sont formées, les outils et matériaux sont commandés, et un calendrier d’intervention est fixé. Cela inclut la logistique du matériel et la coordination des intervenants pour minimiser les interruptions.

    3. Installation des équipements

    Les équipements (coffrets, automates, actionneurs, compteurs, BUS) sont installés par des experts certifiés. Grâce aux technologies actuelles, ces travaux sont souvent peu intrusifs, permettant de les réaliser sans perturber l’activité du bâtiment.

    4. Mise en service et tests

    Après installation, des tests rigoureux sont effectués pour s’assurer que tout fonctionne selon les spécifications. Les réglages et programmations sont ajustés pour garantir l’atteinte des objectifs de performance et d’efficacité énergétique.

    5. Réception du chantier

    Une fois les vérifications faites, le client valide les travaux. Les systèmes GTB sont alors pleinement fonctionnels et prêts à être utilisés pour une gestion optimisée du bâtiment.

    6. Suivi et maintenance

    Un suivi régulier est mis en place via des logiciels de supervision à distance, permettant de détecter rapidement toute anomalie et d’assurer la maintenance préventive, garantissant ainsi la durabilité des installations et une performance optimale dans le temps.

    Stratégie de déploiement de travaux et mise en service de la GTB

     

    Pourquoi réaliser absolument un audit GTB avant de se lancer ?

    Avant d’installer ou de moderniser une GTB, un audit technique préalable est indispensable. Il permet de dresser un état des lieux objectif de vos installations existantes, d’identifier les équipements réutilisables (automates, capteurs, câblage), et de définir précisément la classe de performance accessible avec un investissement maîtrisé.

    Concrètement, l’audit GTB répond à trois questions clés :

    • Quelle est la classe actuelle de mon système selon la norme NF EN ISO 52120-1 ?
    • Quels équipements puis-je conserver, et lesquels dois-je remplacer pour atteindre la classe B ou A requise par le Décret BACS ?
    • Quel est le temps de retour sur investissement de mon projet, et suis-je éligible aux aides CEE ?

    Un audit bien conduit permet également d’anticiper les éventuelles exemptions prévues par le Décret BACS : si votre projet affiche un TRI supérieur à 10 ans (déduction faite des aides), vous pouvez légalement justifier une non-installation. Cette analyse doit cependant être formalisée dans une étude documentée.

    Si votre système existant comporte des automates et capteurs réutilisables, le coût de modernisation peut être de 30 à 50 % inférieur à celui d’une installation neuve — une économie qui justifie à elle seule d’investir dans un audit sérieux avant de budgétiser votre projet.

     

    Comment financer votre GTB ?

    Les systèmes de GTB peuvent être financés en partie grâce aux Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) via la fiche BAT-TH-116. Le CEE est un dispositif français qui oblige les fournisseurs d’énergie à encourager les économies d’énergie en finançant des travaux de rénovation énergétique. Le financement via cette fiche CEE représente une solution intéressant pour vous aider à financer vos installations et ainsi réaliser des économies substantielles en réduisant les coûts d’exploitation à long terme.

    En complément, il est possible d’associer ce financement à d’autres dispositifs d’aide existants, tels que les subventions locales ou régionales, les aides de l’ADEME ou encore des plans de financement mis en place par certaines collectivités. Cette approche combinée permet de réduire significativement l’investissement initial nécessaire à la mise en place d’une GTB.

    La fiche BAT-TH-116 est spécifiquement dédiée à la mise en œuvre ou à l’optimisation de systèmes de Gestion Technique du Bâtiment. Elle concerne notamment l’installation de capteurs, de systèmes de pilotage et d’outils numériques permettant un suivi en temps réel de la consommation énergétique. Pour être éligible, le projet doit répondre à des critères techniques précis, garantissant un réel impact sur l’efficacité énergétique.

    Pour maximiser vos chances d’obtenir ces financements, il est recommandé de se faire accompagner par un expert en efficacité énergétique. Ce dernier pourra vous guider dans le montage du dossier, la vérification de l’éligibilité de votre projet et la constitution des justificatifs nécessaires. Cette expertise permet d’accélérer le processus et d’optimiser le montant des aides obtenues.

    Enfin, il est essentiel d’anticiper le calendrier des travaux et des demandes de financement. Les dispositifs CEE évoluent régulièrement, et les bonifications peuvent être limitées dans le temps. Agir tôt vous assure de profiter des meilleures conditions financières tout en garantissant la réussite de votre projet de GTB.

    BAT-TH-116 : tout savoir sur cette fiche CEE

    Téléchargez le guide sur les certificats d’économies d’énergie (CEE)

    Les Certificats d'économies d'énergie

    Le guide pratique

    Dans ce guide, vous découvrirez les essentiels des CEE : leur fonctionnement et les acteurs concernés, les principales opérations éligibles (isolation, chauffage, GTB, éclairage, ventilation), les conditions d’obtention ainsi que les opportunités à saisir, comme les bonifications et les aides permettant d’optimiser vos financements.

    GTB et EMS : vers une gestion énergétique encore plus performante

    La Gestion Technique du Bâtiment (GTB) est essentielle pour superviser et piloter en temps réel les équipements techniques d’un bâtiment. Cependant, pour aller plus loin dans l’optimisation énergétique, il est pertinent de coupler la GTB à un Energy Management System (EMS).

    Alors que la GTB collecte et contrôle des données opérationnelles (température, consommation électrique, fonctionnement des équipements HVAC, etc.), l’EMS exploite ces données pour analyser finement les performances énergétiques du bâtiment sur la durée. L’EMS permet de centraliser les informations issues de la GTB et des compteurs d’énergie, de détecter des dérives de consommation, de suivre des indicateurs clés (KPIs) et de planifier des actions correctives.

    En combinant GTB et EMS, les gestionnaires bénéficient d’une vision complète : non seulement ils maîtrisent le fonctionnement de leurs installations, mais ils disposent aussi d’outils d’analyse prédictive et d’aide à la décision pour réduire durablement leurs consommations d’énergie et atteindre leurs objectifs de performance environnementale.

    Cette complémentarité est aujourd’hui un levier indispensable pour répondre aux exigences réglementaires (comme le Décret Tertiaire) et aux ambitions de décarbonation du parc immobilier.

     

    Pour aller plus loin : l’hypervision pour contrôler à distance votre patrimoine

    advizeo a développé cockpit, un système d’hypervision conçu pour maximiser l’efficacité et la performance de vos bâtiments. Nos systèmes s’intègrent facilement avec vos installations existantes et offrent une interface utilisateur intuitive pour une gestion simplifiée à l’échelle de votre parc.

    Notre expertise en Energy Management vous garantit un paramétrage performant de votre GTB afin de vous permettre de réaliser des économies d’énergie !

    Aujourd’hui, les nouveaux systèmes de Gestion Technique du Bâtiment (GTB) révolutionnent la gestion des bâtiments. Ils offrent des avantages considérables en termes de coût, de confort, de maintenance et de sécurité. Aujourd’hui, vous avez la possibilité de transformer vos bâtiments en des infrastructures intelligentes et durables en optimisant vos investissements.

    Décret BACS - S’adapter à la baisse des financements

    Décret BACS : S’adapter à la baisse des financements

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    Découvrez, à travers ce webinaire « Décret BACS : S’adapter à la baisse des financements grâce à une approche pragmatique de la performance sur un parc immobilier », les leviers pour maintenir la performance énergétique dans un contexte budgétaire plus contraint.

    Questions fréquentes

    Quelle est la différence entre GTB, BMS et BACS ?

    Ces trois termes désignent le même type de système, mais dans des contextes différents. GTB (Gestion Technique du Bâtiment) est le terme français courant, utilisé dans les réglementations françaises comme le Décret BACS. BMS (Building Management System) est son équivalent en anglais, souvent utilisé par les fabricants et intégrateurs internationaux. BACS (Building Automation and Control System) est le terme retenu par la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments (EPBD), qui a donné son nom au Décret BACS français. Ces trois termes sont donc interchangeables dans la pratique.

    Quel est le coût d'installation d'une GTB ?

    Le coût d’une GTB varie selon la taille du bâtiment, le nombre d’équipements à piloter, la classe de performance visée (A, B ou C) et l’état de l’infrastructure existante. À titre indicatif, comptez entre 15 et 45 €/m², soit en moyenne 25 à 35 €/m² pour une GTB de classe B éligible aux CEE. Pour un bâtiment tertiaire de 5 000 m², l’investissement total se situe généralement entre 125 000 et 175 000 € avant aides. Avec la prime CEE (fiche BAT-TH-116), le reste à charge peut descendre à 75 000–105 000 €, pour un retour sur investissement de 3 à 5 ans.

    Mon bâtiment est-il concerné par le Décret BACS ?

    Le Décret BACS s’applique à tous les bâtiments à usage tertiaire équipés d’un système de chauffage ou de climatisation (combiné ou non à la ventilation) dont la puissance nominale utile est supérieure à 70 kW. Les échéances à retenir sont les suivantes : depuis le 1er janvier 2025 pour les bâtiments existants dont les systèmes CVC dépassent 290 kW, et au 1er janvier 2030 pour ceux dont la puissance est comprise entre 70 et 290 kW. Les bâtiments neufs dont le permis de construire a été déposé après le 7 avril 2024 sont concernés dès lors que leurs équipements dépassent 70 kW.

    Quelle classe de GTB faut-il installer pour être conforme au Décret BACS ?

    Le Décret BACS exige au minimum une GTB capable de mesurer, enregistrer et analyser en continu les consommations énergétiques, de détecter les pertes d’efficacité et d’assurer l’interopérabilité des équipements. En pratique, la classe B est considérée comme le seuil minimal de conformité. La classe A est recommandée pour les bâtiments qui visent une performance maximale et souhaitent s’inscrire dans une logique d’amélioration continue conforme aux objectifs du Décret Tertiaire.

    Quelle est la différence entre GTB et GTC ?

    La GTC (Gestion Technique Centralisée) assure le pilotage d’un seul lot technique ou d’un nombre limité de fonctions sur un bâtiment donné (par exemple : la chaufferie, l’éclairage ou la climatisation). La GTB est plus globale : elle intègre l’ensemble des lots techniques d’un bâtiment dans une plateforme unique, avec des capacités d’analyse croisée, d’optimisation et d’interopérabilité avancées. Là où la GTC répond à un besoin de contrôle ciblé, la GTB vise une gestion transversale et une performance énergétique continue de l’ensemble du patrimoine.

    Peut-on financer une GTB avec les CEE ?

    Oui. La fiche d’opération standardisée BAT-TH-116 permet d’obtenir une prime CEE pour l’installation ou l’amélioration d’un système GTB dans un bâtiment tertiaire. Pour en bénéficier, la GTB doit atteindre au minimum la classe B selon la norme NF EN ISO 52120-1. Le montant de la prime est calculé en fonction de la surface pilotée, de la zone climatique et des usages concernés (chauffage, eau chaude sanitaire, climatisation, éclairage, auxiliaires). Cette aide peut couvrir jusqu’à 40 à 50 % de l’investissement total. Il est recommandé de se faire accompagner par un expert pour maximiser le montant des aides et valider l’éligibilité du projet avant de s’engager.

    Combien de temps dure l'installation d'une GTB ?

    La durée d’un chantier GTB dépend de la taille du bâtiment, de la complexité des équipements à raccorder et de l’état de l’infrastructure existante. Pour un bâtiment tertiaire de taille standard (plusieurs milliers de m²), comptez en général de 4 à 12 semaines entre l’audit initial et la réception du chantier. Grâce aux technologies actuelles (protocoles ouverts, capteurs sans fil, systèmes GTB light), les installations sont souvent peu intrusives et peuvent être réalisées sans interruption de l’activité du bâtiment.

    Qu'est-ce que la supervision dans une GTB ?

    Le niveau 3 est la couche visible de la GTB : c’est l’interface graphique (le « superviseur ») qui permet aux gestionnaires de bâtiment de visualiser, centraliser et piloter l’ensemble des installations depuis un seul écran, ou depuis n’importe quel navigateur en télégestion.

    Ses fonctions principales :

    • Visualisation temps réel : synoptiques des bâtiments, états des équipements, températures, consommations
    • Gestion des alarmes : détection et remontée des dysfonctionnements, notification des équipes de maintenance
    • Programmation horaire : scénarios d’occupation, plages de relance, modes réduits (nuit, week-end, vacances)
    • Reporting énergétique : suivi des consommations par usage, par zone, par période, données exploitables pour OPERAT
    • Télégestion multisites : pilotage à distance d’un parc de bâtiments depuis une plateforme centralisée (hypervision)

    C’est au niveau 3 que la GTB rejoint l’Energy Management : en couplant la supervision à un EMS comme savee d’advizeo, les données remontées deviennent un levier d’optimisation continue à l’échelle du patrimoine.

    Quels sont les 3 niveaux d'une GTB ?

    La Gestion Technique du Bâtiment est organisée en une architecture hiérarchique à 3 niveaux, chacun ayant un rôle distinct dans la chaîne de pilotage des installations.

  • Terrain / Capteurs / Actionneurs : Équipements physiques : capteurs (température, présence, luminosité…) et actionneurs (vannes, moteurs, relais…)
  • Automatismes / Régulation locale : Automates programmables (API), régulateurs, décisions locales en temps réel
  • Supervision / Gestion centrale : Interface graphique, reporting, alarmes, programmation horaire, télégestion
  • Ces 3 niveaux fonctionnent en boucle continue : les capteurs remontent les données au niveau 2, qui les traite et envoie des ordres aux actionneurs, pendant que le niveau 3 supervise l’ensemble et permet aux gestionnaires d’intervenir à distance.

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