Soucieux d’optimiser au mieux la gestion de leurs bâtiments, les gestionnaires de bâtiments et les exploitants optent de plus en plus pour des systèmes centralisés qui permettent de faire fonctionner les installations des bâtiments. Dans le domaine de l’intelligence du bâtiment, on distingue plusieurs types d’installations. Parmi elles, se trouvent la GTB (Gestion Technique du Bâtiment) et la GTC (Gestion Technique Centralisée).

Quelles différences entre une GTB et une GTC ?

La Gestion Technique Centralisée ou GTC permet de contrôler les installations techniques d’un lot technique. Dans le domaine du bâtiment, un lot correspond à un seul domaine technique tel que l’électricité par exemple. Contrôler ce qui concerne le lot électricité revient à contrôler l’éclairage, la détection de présence, les alarmes techniques au niveau des armoires électriques, etc. La GTC s’applique à un même site qui utilise généralement un réseau de communication défini.

La Gestion Technique des Bâtiments ou GTB est un dispositif plus global puisqu’il permet de contrôler l’information de l’ensemble des systèmes d’un même site. La GTB peut porter sur plusieurs aspects :

  • Gestion du confort
  • Sécurité incendie
  • Contrôle d’accès
  • Détection intrusion
  • Vidéo-surveillance
  • Gestion énergétique
  • Gestion électrique
  • Smart Building

L’intérêt de telles installations c’est la centralisation des données. Celles-ci sont regroupées sur une unique plateforme technique et logicielle, ce qui permet un traitement et une analyse plus rapide. Les systèmes de GTB-GTC ont pour objectif d’accompagner l’utilisateur dans l’optimisation de la gestion de son bâtiment. Les données peuvent être utilisées pour initier des actions de maintenance préventive, surveiller l’état des installations ou établir des statistiques de fonctionnement par exemple

Le parc immobilier français est-il équipé de GTB-GTC ?

Une étude Xerfi, estime que 6,5% des immeubles français en seront ainsi équipés à l’horizon 2020 et a prévu une augmentation annuelle de 3,5% pour ce marché. Une croissance de l’implémentation de GTB a particulièrement été observée dans le secteur tertiaire grâce à la reprise des constructions de surfaces de bureaux.

Force est de constater qu’avec des bâtiments de plus en plus performants, il devient essentiel d’implémenter plus d’intelligence dans les installations techniques notamment de génie climatique. Cette intelligence est concentrée dans les multiples automates et régulateurs, via un réseau complexe mis en place dans les bâtiments.

Quels sont les freins à la mise en place de GTB-GTC ?

  • Les bureaux d’études et entreprises ne maîtrisent pas parfaitement ces équipements qui prennent de plus en plus de place dans les installations et perdent en autonomie par rapport à leurs fournisseurs.
  • Ces systèmes sont souvent trop complexes au regard des besoins réels des utilisateurs et peuvent compliquer les opérations de conduite et de maintenance s’ils ne sont pas correctement dimensionnés vis-à-vis des besoins ;
  • Les installations de régulation et de supervision, même si elles sont basées sur des protocoles de communication dits « ouverts », assujettissent bien souvent les différents intervenants et le client final à des acteurs qui deviennent incontournables, ce qui allongent considérablement les processus de modifications et de mises à jour.

Les différentes études montrent un taux de satisfaction peu élevé vis-à-vis des installations mis en œuvre.

Ainsi, les compétences des maîtrises d’ouvrage et/ou la qualification des Bureaux d’Etudes, dans le cadre de la spécification, s’avèrent souvent extrêmement lacunaires, dans leur expression. Les CCTP (cahiers des clauses techniques particulières) se révèlent souvent trop peu détaillés, sans référence précise aux actions d’efficacité énergétique (dans le cadre du Circuit H et dans celui de l’évolutivité du Circuit A notamment).

Les causes sont désormais bien identifiées :

1 : En phase de conception, les spécifications fonctionnelles sont souvent peu précises, les conditions d’exploitation peu envisagées voire ignorées. L’implication réduite de la MOA / des utilisateurs et des logiciels trop complexes avec des interfaces Homme / machine peu travaillées amènent souvent à un système peu performant ;

2 : En phase d’exploitation, la prise en main est peu aisée ce qui implique souvent des dérives au fur et à mesure de la vie du bâtiment. En outre, les utilisateurs ont peu de temps pour s’intéresser au système et sont souvent insuffisamment formés

Quels sont les enjeux liés aux systèmes GTB-GTC ?

Les enjeux liés à l’installation de tels systèmes sont de plusieurs ordres. Ils dépendent directement des orientations stratégiques choisies par les responsables en charge de l’exploitation du bâtiment. 

Les principaux enjeux sont l’exploitation du système de GTB/GTC en concordance avec les besoins du bâtiment ; la maintenance du système tout au long du cycle de vie du bâtiment ; enfin l’évolutivité du système pour prendre en compte les changements de besoin des occupants.

Au centre de ces enjeux se trouvent les données remontées par le système de GTB-GTC. Ces données : téléalarmes, télémesures, téléréglages, télécommandes, etc. sont rarement de bonnes qualités. En effet, les dysfonctionnements sur les automates et sur les installations techniques du système GTB-GTC impliquent des trous de données, des problèmes sur les envois d’ordre aux équipements ou encore des valeurs figées. Pour l’utilisateur, il n’est pas toujours facile de détecter de tels dysfonctionnements.

Par conséquent, il convient de vérifier ces données à l’aide de système indépendant tel que les équipements IoT. Il existe aujourd’hui des solutions intelligentes basées sur les technologies de l’internet des objets qui produisent des données indépendantes du système centralisé et qui peuvent être comparées aux données dela GTB/GTC.

Les avancées associées au développement de l’IoT et du Big data ont permis de voir émerger des solutions logicielles qui permettent de récupérer les données GTB-GTC et qui les comparent aux données IoT pour identifier les pistes d’optimisations et les dérives.

Pourquoi traiter la donnée ?

Le traitement des données GTB-GTC permet d’identifier les dérives de fonctionnement du bâtiment de manière très précise étant donné la multiplicité des points. Il est possible de vérifier le fonctionnement de chacun des équipements qui composent un bâtiment.

Pour exploiter ces informations, les superviseurs de GTB / GTC sont souvent peu ergonomiques notamment pour visualiser les données. Des outils logiciels de data visualisation sont nécessaires. En outre, ce type de logiciel sont également capables de réaliser des analyses précises à partir d’algorithme de machine learning pour traiter les quantités de données produites par les systèmes GTB / GTC.

Peu coûteuses, ces solutions sont complémentaires aux systèmes de GTB-GTC et permettent d’optimiser considérablement tous les enjeux liés à l’exploitation d’un bâtiment. Il est notamment possible de réaliser aisément jusqu’à 25% d’économies d’énergie sur sa facture énergétique.

Envie d’en savoir plus ?

A propos de la
norme ISO 50001 :

A propos de la transition énergétique :

A propos des logiciels de monitoring énergétique :