Les gaz à effet de serre, quelles solutions pour les bâtiments ?

Qu’est-ce qu’un gaz à effet de serre ?

Un gaz à effet de serre est un composant de l’atmosphère terrestre qui absorbe et émet du rayonnement infrarouge, ce qui contribue à l’effet de serre. Cet effet de serre est un processus naturel par lequel la température de la surface terrestre est maintenue à un niveau habitable. Sans ces gaz, notre planète serait beaucoup plus froide. Cependant, l’activité humaine a augmenté la concentration de ces gaz, perturbant l’équilibre naturel et entraînant un réchauffement global. Parmi ces gaz, les plus connus sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), et le protoxyde d’azote (N2O).

 

Quels sont les gaz à effet de serre ?

Les principaux gaz à effet de serre sont :

  1. Le dioxyde de carbone (CO2) : Issu principalement de la combustion de combustibles fossiles tels que le pétrole, le charbon et le gaz naturel, ainsi que de la déforestation.
  2. Le méthane (CH4) : Émis par des sources naturelles comme les marais et les rizières, et par des activités humaines telles que l’élevage de bétail et l’exploitation des gaz et pétrole.
  3. Le protoxyde d’azote (N2O) : Provoqué par l’utilisation de fertilisants agricoles, ainsi que par certains procédés industriels.
  4. Les gaz fluorés (CFC, HFC, PFC, SF6) : Utilisés dans les réfrigérants, les solvants et les mousses isolantes. L’hexafluorure de soufre (SF6) est un exemple notable de cette catégorie, utilisé notamment dans l’industrie électrique.

Ces gaz absorbent le rayonnement infrarouge émis par la surface terrestre et le réémettent, contribuant ainsi à l’effet de serre.

 

Quel est le gaz le plus polluant ?

Bien que le dioxyde de carbone soit le gaz à effet de serre le plus abondant, d’autres gaz sont beaucoup plus puissants en termes de potentiel de réchauffement global (PRG). Par exemple, le méthane a un PRG environ 25 fois supérieur à celui du CO2 sur une période de 100 ans. Toutefois, l’hexafluorure de soufre est l’un des gaz les plus puissants, avec un PRG des milliers de fois supérieur à celui du CO2. Le choix du « plus polluant » dépend donc de la perspective : le CO2 est le plus abondant et durable, tandis que d’autres gaz, bien que présents en plus petites quantités, ont des effets beaucoup plus importants à court terme.

 

A quoi sont dus les gaz à effet de serre ?

Les gaz à effet de serre sont émis par des sources naturelles et anthropiques. Les sources naturelles comprennent les éruptions volcaniques, la respiration des plantes et des animaux, et les cycles naturels de l’eau. Cependant, les émissions humaines ont considérablement augmenté depuis la révolution industrielle, notamment à travers :

  1. La combustion de combustibles fossiles : Utilisée pour produire de l’énergie, chauffant les bâtiments, et alimentant les transports.
  2. L’agriculture et l’élevage : Générant du méthane et du protoxyde d’azote.
  3. Les procédés industriels : Émettant des gaz fluorés.
  4. La déforestation : Réduisant la capacité des forêts à absorber le CO2 de l’atmosphère.

Le changement climatique résultant de l’augmentation des GES dans l’atmosphère est un défi majeur. Le protocole de Kyoto, un accord international visant à réduire les émissions de GES, a été une étape importante pour aborder ce problème à l’échelle mondiale.

En conclusion, la compréhension et la gestion des gaz à effet de serre sont cruciales pour atténuer les effets du changement climatique. Les actions entreprises par les directeurs immobiliers, les directeurs techniques, les mainteneurs, les Energy Managers et les économes de flux sont essentielles pour réduire les émissions et améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments. Une gestion proactive et informée de ces gaz contribuera à un climat plus stable et à une planète plus durable.

 

Quelles solutions pour limiter les émissions de gaz à effet de serre dans les bâtiments ?

Réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les bâtiments ne repose pas uniquement sur des travaux lourds. Dans la réalité, les gains les plus rapides viennent souvent d’une meilleure maîtrise des consommations existantes.

Mieux comprendre ses consommations : le rôle des EMS

La première étape consiste à rendre les consommations visibles. Sans données fiables, difficile d’agir efficacement. Les outils de suivi énergétique, ou EMS (Energy Management System), permettent de centraliser les données, d’identifier les dérives et de suivre l’impact des actions dans le temps. Ils offrent une vision claire des usages énergétiques et facilitent la prise de décision.

Automatiser et piloter : l’apport de la GTB

Les systèmes de GTB (Gestion Technique du Bâtiment) jouent un rôle clé dans l’optimisation énergétique.

Lorsqu’elle est correctement paramétrée, une GTB permet d’ajuster automatiquement le fonctionnement des équipements (chauffage, ventilation, climatisation, éclairage) en fonction de l’occupation réelle du bâtiment. Dans les faits, ces systèmes sont souvent déjà en place, mais encore sous-exploités.

Optimiser les équipements et les usages

Au-delà des outils, l’optimisation passe par des actions concrètes :

  • ajustement des consignes de température
  • amélioration de la régulation
  • maintenance des installations
  • remplacement d’équipements énergivores

Ces actions, souvent simples, permettent déjà de générer des économies significatives sans investissements lourds.

Un cadre réglementaire de plus en plus structurant

La réglementation joue aujourd’hui un rôle d’accélérateur. Le décret tertiaire impose une réduction progressive des consommations énergétiques, tandis que le décret BACS généralise l’installation de systèmes de pilotage et d’automatisation dans les bâtiments tertiaires. Ces obligations poussent les acteurs à structurer leur démarche et à s’équiper d’outils adaptés.

Impliquer les occupants pour des résultats durables

Enfin, la performance énergétique ne repose pas uniquement sur la technique. Les comportements ont un impact direct sur les consommations. Sensibiliser les occupants, adapter les usages et partager les résultats permet de renforcer l’efficacité des actions mises en place et d’inscrire les économies dans la durée.

 

Une transformation progressive du pilotage énergétique

Réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les bâtiments repose sur une combinaison de leviers : suivi des consommations, automatisation, optimisation technique et adaptation des usages. Entre EMS, GTB et exigences réglementaires, les acteurs du bâtiment disposent aujourd’hui de tous les outils nécessaires pour structurer une démarche efficace et améliorer durablement la performance énergétique de leurs actifs.

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