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    Qu’est-ce qu’un économe de flux ?

    Encore méconnu, le métier d’économe de flux est appelé à se développer. En effet, ce spécialiste de la gestion des énergies est au cœur des problématiques de développement durable. Son rôle est de diagnostiquer, analyser et conseiller les entreprises ou les collectivités territoriales pour réaliser des économies d’énergie.

     

    Qu’est ce qu’un économe de flux ?

    L’économe de flux est un technicien spécialisé dans la gestion des flux énergétiques. Il a donc suivi une formation tel que :

    • Un BTS fluides, énergies et domotique ;
    • Un diplôme universitaire autour de la gestion énergétique et environnementale ;
    • Un diplôme en génie énergétique ou en ingénierie de l’environnement.

    Sa mission est de permettre de réduire les consommations énergétiques en entreprise ou en collectivités. Il est également capable de proposer des solutions pour la gestion de l’eau et des déchets. Le professionnel établit un diagnostic des bâtiments et analyse les différents flux. Il identifie les problèmes de surconsommation énergétique. Il accompagne donc leurs gestionnaires dans leur transition énergétique des bâtiments et sur la gestion économique des flux. Il les conseille et leur permet d’optimiser leurs équipements pour réduire leurs factures en diminuant leur consommation d’énergie.

    L’économe de flux a aussi un rôle d’animation pour sensibiliser le public à la question d’une utilisation raisonnée de l’énergie. Il intervient dans diverses institutions, les services publics ou auprès de professionnels de différents secteurs. C’est donc à la fois un technicien et un pédagogue.

     

    Pourquoi faire appel à un économe de flux ?

    Sans suivi dédié, une surconsommation d’eau ou d’énergie peut passer inaperçue pendant des mois. Une fuite sur un réseau d’eau, un chauffage mal régulé, un éclairage qui reste allumé la nuit, une ventilation qui tourne en continu dans un bâtiment inoccupé le week-end : autant de dérives qui pèsent sur les factures sans jamais remonter aux équipes de gestion, faute d’un regard régulier sur les données de consommation. L’économe de flux comble ce vide. Il identifie ces pertes, chiffre leur impact financier et hiérarchise les actions à mener selon leur rentabilité et leur facilité de mise en œuvre, un réglage simple avant un investissement lourd, par exemple. Il joue aussi un rôle d’alerte précoce : en repérant une dérive dès son apparition, il évite qu’elle ne s’installe durablement et ne se traduise par plusieurs mois de surcoût cumulé.

    Résultat : des économies concrètes et mesurables sur les charges de fonctionnement, sans attendre un audit ponctuel ou une facture anormalement élevée pour réagir.

     

    Dans quels contextes intervient un économe de flux ?

    Ce poste se retrouve principalement dans les collectivités territoriales, où il est souvent mutualisé entre plusieurs communes ou rattaché à un service intercommunal, faute de volume suffisant pour justifier un poste à temps plein sur une seule collectivité. Les bailleurs sociaux y font également appel pour suivre les consommations de leur parc de logements, où les charges énergétiques impactent directement les locataires. Plus largement, toute structure gérant plusieurs bâtiments publics ou plusieurs sites, écoles, gymnases, bâtiments administratifs, résidences, équipements sportifs ou culturels, a intérêt à structurer ce suivi.

    La raison est simple : plus le patrimoine est dispersé géographiquement et diversifié dans ses usages, plus les dérives de consommation sont difficiles à détecter sans une vision consolidée. Un gymnase et une école n’ont pas les mêmes rythmes d’occupation ni les mêmes profils de consommation, et c’est justement cette diversité que l’économe de flux doit apprendre à lire pour distinguer une variation normale d’une véritable anomalie.

    Les limites d’un suivi manuel des flux

    Au quotidien, un économe de flux travaille souvent avec des relevés manuels et des tableurs Excel : une donnée par bâtiment, par compteur, parfois par prestataire ou par fournisseur d’énergie. Cette organisation fonctionne sur un petit nombre de sites, mais atteint vite ses limites dès que le patrimoine dépasse quelques bâtiments. Les données arrivent en décalé, selon des fréquences de relevé différentes d’un site à l’autre, les formats de factures varient d’un fournisseur à l’autre, et la consolidation manuelle devient chronophage et source d’erreurs. Une dérive de consommation peut ainsi mettre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à être identifiée, le temps qu’elle apparaisse dans un rapprochement de factures ou un bilan annuel.

    Le temps passé à rassembler et vérifier les chiffres empiète directement sur celui qui devrait être consacré à l’analyse des causes et à la mise en œuvre d’actions correctives, ce qui constitue pourtant le cœur de la mission.

     

    Comment un outil de management de l’énergie complète son action ?

    Une plateforme de management de l’énergie automatise la collecte des données de tous les bâtiments et fluides suivis, en s’appuyant sur les compteurs communicants, les factures ou les systèmes de GTB déjà en place, avec des alertes déclenchées automatiquement dès qu’une consommation s’écarte de sa normale habituelle. L’économe de flux passe ainsi moins de temps à rassembler et fiabiliser l’information, et davantage de temps à agir sur les priorités identifiées par l’outil.

    Les écarts entre bâtiments similaires deviennent immédiatement visibles, ce qui facilite la détection d’anomalies qu’une lecture bâtiment par bâtiment ne révèle pas toujours. Les tableaux de bord partagés facilitent également la communication avec les élus, les directions ou les services financiers, qui visualisent directement l’évolution des consommations, des coûts et l’impact des actions engagées, sans attendre un bilan de fin d’année pour objectiver les résultats obtenus.

     

    Quelles sont les différences entre un économe de flux et un energy manager ?

    Ces deux professionnels ont de nombreux points communs, car ils se positionnent tous deux sur l’optimisation des dépenses énergétiques. L’économe de flux a une mission qui intègre la globalité des flux : eaux, électricité, déchets et autres énergies. Il a une mission à la fois comptable et technique, car il a aussi en charge le suivi des factures liées aux flux. Son champ d’intervention est variable selon les besoins de son employeur, mais son métier n’intègre pas la gestion de projet.

    L’energy manager a pour objectif d’améliorer la performance énergétique de l’entreprise avec une démarche de gestion de projet. Il s’agit de l’energy management. Son travail est davantage dans l’opérationnel et en interaction avec les équipes et les collaborateurs.

    Il travaille sur la gestion énergétique des parcs immobiliers. Ingénieur certifié en performance énergétique IPMVP (Certified Measurement and Verification Professionnal) et ISO 50001, il va :

    • Établir un diagnostic avec un audit énergétique ;
    • Effectuer des recommandations ;
    • Suivre et accompagner le projet de transition énergétique à l’aide d’un logiciel de monitoring spécifique ;
    • Conseiller et former les collaborateurs et les gestionnaires de bâtiments.

    Il est parfaitement habilité à vous accompagner dans toutes les étapes pour mettre en place une démarche énergétique.

     

    Quel accompagnement pour votre démarche de transition énergétique ?

    Si vous êtes assujetti au décret tertiaire ou décret BACS, un professionnel du management énergétique sera une aide précieuse. Les entreprises et collectivités concernées sont celles qui possèdent un ou plusieurs bâtiments à usage tertiaire d’une surface d’au moins 1000 m2. En faisant appel à un energy manager advizeo, vous pourrez réduire votre consommation d’énergie tertiaire grâce à ses conseils. En effet, les équipes dédiées à l’énergie sur un parc immobilier sont souvent réduites. En externalisant le pilotage énergétique de vos bâtiments, vous serez prêt à atteindre les objectifs du décret tertiaire. L’energy manager procède en 4 étapes pour piloter votre projet :

    • Diagnostic des installations pour découvrir les gisements d’économie d’énergie et prioriser les actions à mener.
    • Plan d’action pour faire des économies d’énergie tertiaire.
    • Suivi de l’évolution du projet et mesure de l’impact des actions engagées à l’aide d’un tableau de bord dédié sur un logiciel de monitoring spécialisé.
    • Transmission du savoir-faire : transfert de compétences pour former les équipes aux bonnes pratiques et suivre les performances énergétiques du bâtiment dans le temps.

    Améliorations et adaptation des équipements, rénovation énergétique et travaux d’isolation thermique ainsi que de meilleurs usages des équipements sont parmi les actions à mener.

    Questions fréquentes

    Un économe de flux peut-il intervenir sur plusieurs types d'énergie et de fluides ?

    Oui, contrairement à un poste centré uniquement sur l’électricité ou le gaz, l’économe de flux couvre la globalité des flux d’un bâtiment ou d’un patrimoine : eau, électricité, chauffage, déchets. Cette approche transversale lui permet d’identifier des interactions entre postes de consommation qu’une analyse isolée ne révélerait pas.

    Faut-il un diplôme spécifique pour devenir économe de flux ?

    Un niveau post-bac est généralement requis, via un BTS fluides-énergies-domotique, un diplôme universitaire en gestion énergétique et environnementale, ou une formation en génie énergétique. Contrairement à l’Energy Manager, ce poste n’exige pas de certification IPMVP ou ISO 50001.

    Quel est le rôle comptable de l'économe de flux ?

    Au-delà du diagnostic technique, l’économe de flux assure le suivi des factures liées aux flux énergétiques et hydriques. Ce double rôle technique et comptable lui permet de croiser les données de consommation avec les coûts réels, pour prioriser les actions les plus rentables.

    Une entreprise a-t-elle intérêt à internaliser ou externaliser cette fonction ?

    Les équipes internes dédiées à l’énergie étant souvent réduites, beaucoup d’organisations font le choix d’externaliser tout ou partie du pilotage énergétique auprès d’un prestataire spécialisé. Cela permet notamment de sécuriser l’atteinte des objectifs du Décret Tertiaire sans recruter en interne.

    Un économe de flux peut-il piloter seul la conformité au Décret Tertiaire ?

    Son rôle de diagnostic et de conseil est utile, mais sa mission n’intègre pas la gestion de projet à proprement parler. Pour structurer une démarche complète de mise en conformité (audit, plan d’action, suivi dans le temps), l’accompagnement d’un Energy Manager ou d’un logiciel de management de l’énergie est généralement nécessaire en complément.

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