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    Période de chauffe : nos conseils pour 2026-2027

    Gaz plus cher cet hiver : les leviers à activer

    Les gestionnaires de bâtiments tertiaires chauffés au gaz ou à l’électricité sont les premiers touchés par la hausse des prix cet hiver. Le gaz a plus que doublé depuis janvier avec le blocage du détroit d’Ormuz. Trois leviers agissent vite : isoler les réseaux et les points singuliers, optimiser la relance et les horaires de chauffe, puis suivre ses consommations avec une plateforme d’Energy Management. Le calorifugeage deviendra obligatoire au 1er janvier 2030, et les CEE peuvent financer une partie des travaux.

    La France est un pays thermosensible. Sa consommation d’énergie, en particulier d’électricité, dépend largement de la météo. Quand le froid arrive, le chauffage fait grimper les consommations. Cette année, la facture pèse encore plus lourd. Depuis février 2026, le blocage du détroit d’Ormuz fait flamber le gaz en Europe : le TTF est passé d’environ 33 €/MWh en janvier à plus de 80 €/MWh mi-septembre. L’électricité suit.

    Le chauffage représente donc une part importante des charges d’un bâtiment. L’Energy management offre un vrai potentiel d’économies, et réduit aussi l’empreinte carbone. Sans baisser le confort des occupants.

     

     

    Les conseils de nos Energy Managers

    Agir d’abord avec de petits investissements

    Réduire ses consommations demande parfois des travaux et un budget de départ. Ce coût peut freiner quand on manque de visibilité sur les gains. Voici trois actions simples, à retour rapide.

    A. Isoler les réseaux et les points singuliers

    Vannes, brides, compteurs, pompes, filtres : ces points singuliers sont souvent oubliés. Non isolés, ils laissent partir la chaleur. Des manchettes ou des matelas isolants amovibles coûtent peu cher, avec un prix calculé par point singulier. Sur un réseau mal isolé, jusqu’à 20 % de la chaleur peut se perdre.

    Cette isolation va aussi devenir obligatoire. Le décret n° 2023-444 impose le calorifugeage des réseaux de chaleur situés hors du volume chauffé dans les bâtiments tertiaires. L’échéance, fixée au 1er janvier 2027, a été repoussée au 1er janvier 2030 par le décret du 26 décembre 2025. Anticiper permet d’économiser dès cet hiver.

    Un point d’attention : les fiches CEE tertiaire dédiées à l’isolation des réseaux et des points singuliers (BAT-TH-146 et BAT-TH-155) ont été supprimées le 1er août 2025. Ces travaux peuvent encore s’intégrer à un bouquet de travaux. Renseignez-vous auprès de votre délégataire CEE.

    Réguler la relance du chauffage

    Au redémarrage, la chaudière peut chauffer à plein régime pour atteindre vite la température de consigne. C’est coûteux. L’optimisation consiste à programmer le régulateur, s’il en est capable, ou à modifier la régulation. La reprise de chauffe démarre alors de façon plus échelonnée avant l’arrivée des occupants. Le brûleur fonctionne moins intensément mais plus longtemps. L’installation gagne en performance.

    Un optimiseur de relance auto-adaptatif va plus loin. Il ajuste l’heure de redémarrage selon la température extérieure et celle des locaux. Cette opération dispose d’une fiche CEE : BAT-TH-109.

    Programmer l’intermittence

    Inutile de chauffer à pleine puissance un bâtiment vide. Baisser la consigne la nuit, le week-end et pendant les vacances limite les consommations. Une fiche CEE existe aussi pour les systèmes de régulation par programmation d’intermittence : BAT-TH-108.

     

    Découvrez notre webinaire : Webinaire : Comment assurer une période de chauffage efficace et économe ?

     

    2. Financer ses actions avec les CEE

    Les certificats d’économies d’énergie (CEE), ou primes énergie, sont un dispositif financier mis en place par le ministère chargé de l’énergie. Ils récompensent les acteurs qui réalisent des opérations d’économies d’énergie, dans tous les secteurs : tertiaire, résidentiel, industrie, agriculture, transport.

    Un CEE mesure l’énergie économisée sur la durée de vie d’un équipement ou d’une rénovation. Plus l’économie est élevée ou durable, plus le volume de CEE est important. Des fiches d’opérations standardisées, définies par arrêtés, attribuent un volume en kWh cumac (kilowattheures cumulés et actualisés) à chaque type de travaux. 1 CEE = 1 kWh cumac.

    Les fiches évoluent régulièrement. Certaines ont été supprimées en 2025. D’autres sont prolongées avec des montants revus à la baisse, comme la GTB (BAT-TH-116, jusqu’au 1er janvier 2030). Les fiches BAT-TH-108, BAT-TH-109 et BAT-TH-116 ne se cumulent pas sur un même équipement. Vérifiez la fiche en vigueur et faites votre demande avant de signer le devis.

    3. Allier données et plateforme d’Energy Management

    Réduire durablement ses consommations passe par un plan d’actions complet. Première étape : collecter vos données énergétiques, via les factures, les compteurs communicants ou des capteurs installés dans vos bâtiments.

    Une plateforme d’Energy Management traite et analyse ces données. Elle identifie les points faibles des équipements, les dérives de fonctionnement et les déperditions.

    Les Energy Managers vous accompagnent ensuite avec des actions concrètes sur le terrain. L’ensemble assure une période de chauffe efficace sur le plan énergétique, sans perte de confort pour les occupants. C’est un enjeu du quotidien pendant l’hiver.

     

    Comment optimiser le chauffage d’une entreprise ?

    Questions fréquentes

    Le calorifugeage des réseaux est-il obligatoire ?

    Oui, à terme. Le décret n° 2023-444 impose d’isoler les réseaux de chaleur et de froid situés hors des volumes chauffés ou refroidis dans les bâtiments tertiaires. L’échéance a été repoussée du 1er janvier 2027 au 1er janvier 2030 pour les bâtiments existants. Un calorifugeage réalisé dès maintenant réduit déjà vos pertes.

    Mon bâtiment est-il concerné par le décret BACS ?

    Cela dépend de la puissance de vos systèmes de chauffage, de climatisation et de ventilation. Au-delà de 290 kW, l’obligation de mettre en place une GTB s’applique depuis le 1er janvier 2025. Entre 70 et 290 kW, l’échéance pour les bâtiments existants est fixée au 1er janvier 2030. Retrouvez le détail dans notre article sur le décret BACS.

    Quels indicateurs suivre pendant la saison de chauffe ?

    Comparez d’abord vos consommations à la météo, avec les degrés-jours unifiés (DJU), et d’une année sur l’autre. Surveillez ensuite les consommations hors occupation et les relances trop brutales. Des alertes de dérive signalent les écarts à corriger vite.

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