DPE 2025 bailleurs

La réforme du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), marque une étape clé dans la lutte contre les passoires thermiques. Si l’ensemble des propriétaires est concerné, les bailleurs sociaux sont en première ligne : leur mission de fournir des logements accessibles et confortables s’accompagne désormais d’une responsabilité accrue en matière de performance énergétique.

Dans cet article, nous décryptons les évolutions du nouveau DPE et leurs impacts pour les organismes de logement social.

Pourquoi une réforme du DPE en 2025 ?

Le DPE est depuis plusieurs années un outil central dans la politique énergétique française. Mais certains biais méthodologiques ont montré leurs limites :

  • les petites surfaces (studios, T1) étaient souvent surpénalisées,

  • certaines configurations (ventilation, systèmes de chauffage anciens) donnaient des résultats peu représentatifs,

  • la lisibilité pour le grand public restait perfectible.

La réforme 2025 vise à rendre le classement plus fiable et plus équitable, afin que l’étiquette énergétique reflète la consommation réelle et guide plus efficacement les choix de rénovation.

Pour un bailleur social, cela signifie : une meilleure visibilité sur les logements prioritaires à rénover et une stratégie plus fine pour planifier les investissements.

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Ce qui change avec le nouveau diagnostic

Par rapport à l’ancienne version, la méthode de calcul du DPE sera ajustée pour :

  • prendre en compte de manière plus précise les déperditions thermiques (parois, menuiseries, ponts thermiques),

  • mieux valoriser les systèmes de production de chaleur et d’eau chaude performants,

  • proposer des recommandations de travaux plus claires et hiérarchisées.

Conséquence : certains logements auparavant mal classés (notamment les petits logements) pourraient voir leur note légèrement améliorée. Toutefois, la majorité des passoires thermiques (F et G) restera concernée par les restrictions légales.

Les bailleurs sociaux face aux échéances réglementaires

Le calendrier d’interdiction de location ne change pas :

  • 2025 : interdiction de louer les logements classés G+

  • 2028 : interdiction étendue aux classes F

  • 2034 : interdiction pour les logements classés E

Pour les organismes HLM et bailleurs sociaux, cette échéance signifie qu’il faut anticiper les rénovations massives dès maintenant pour éviter la vacance locative et préserver la vocation sociale des logements.

Quelles stratégies de rénovation pour le logement social ?

La rénovation énergétique est incontournable, mais elle doit être planifiée avec méthode :

  • Isolation : murs, toitures et planchers bas restent les points faibles de nombreux logements collectifs.

  • Chauffage et eau chaude : remplacer les chaudières vétustes (fioul, gaz) par des solutions plus performantes comme les pompes à chaleur collectives, les chaufferies biomasse ou les ballons thermodynamiques.

  • Ventilation : garantir un renouvellement d’air efficace tout en évitant les déperditions.

👉 L’intérêt de la réforme est d’aider les bailleurs à cibler les interventions réellement efficaces, plutôt que de multiplier des travaux peu impactants.

Guide pratique bailleurs sociaux énergie

Aides financières et accompagnement disponibles

La rénovation énergétique d’un parc social représente des investissements conséquents. Heureusement, plusieurs dispositifs peuvent être mobilisés :

  • MaPrimeRénov’ (collectif et copropriété),

  • Certificats d’Économie d’Énergie (CEE),

  • Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ),

  • dispositifs spécifiques aux bailleurs sociaux via l’ANRU ou les collectivités locales.

De plus, des solutions de pilotage énergétique intelligent comme celles proposées par advizeo permettent de suivre la consommation en temps réel, d’identifier les bâtiments les plus énergivores et de prioriser les travaux.


Quel impact sur la gestion locative ?

Pour les bailleurs sociaux, le risque n’est pas seulement réglementaire. Un logement mal classé entraîne :

  • un gel des loyers, rendant difficile l’équilibre financier,

  • un inconfort accru pour les locataires (factures énergétiques élevées, précarité énergétique),

  • une perte de valeur patrimoniale à long terme.

À l’inverse, rénover aujourd’hui permet de garantir :

  • une meilleure attractivité des logements,

  • une réduction durable des charges locatives,

  • une contribution aux objectifs nationaux de neutralité carbone.

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