Les légionelles sont des bactéries pouvant provoquer une maladie respiratoire nommée légionellose. En 2015, 1389 cas de légionellose ont été déclarés en France, dans près de 9.5 % des cas déclarés, la maladie a provoqué un décès. Les personnes les plus sensibles sont les enfants et les personnes âgées. Le suivi du risque légionelles est donc un enjeu fondamental pour les responsables d’exploitation des établissements accueillant du public.

Ces bactéries se développent dans un environnement humide ; principalement dans les réseaux d’eau chaude sanitaire. Elles prolifèrent quand la température de ces réseaux est comprise entre 25°C et 45°C. L’incubation de la maladie se fait par voie respiratoire lorsque l’individu inhale les eaux contaminées diffusées par aérosol (douche, lavabo, etc.). Le suivi du risque légionelles s’adapte à l’ensemble des établissements concernés par la législation.

LES OBLIGATIONS

Le suivi du risque légionelles est encadré par la réglementation. Cette dernière impose un suivi du risque légionelle dans différents types d’établissements.

Les maisons de retraite sont des établissements particulièrement sensibles. Effectivement, les populations présentes dans les EHPAD sont plus fragiles, l’âge médian des personnes ayant incubé la maladie en 2015 était d’ailleurs de 63 ans. Il est ainsi essentiel de veiller à la bonne température de ce type d’établissements afin d’assurer la santé des occupants tout en leur offrant un niveau de confort optimal.

Les hôtels, les résidences de tourisme et les campings sont également concernés par la réglementation liés au suivi du risque légionelles. Effectivement, ces établissements présentent des risques liés aux légionelles. Ceci est dû au fonctionnement saisonnier des réseaux d’eau chaude sanitaire ainsi qu’à l’utilisation d’espaces aqualudiques (spas, jacuzzis, etc.). L’arrêté du 1er février 2010 édité par le Ministère chargé de la santé a rendu obligatoire le suivi du risque légionelles en surveillant la température des réseaux d’eau chaude sanitaire à usage collectif.

Enfin, les risques légionelles doivent être suivis dans l’ensemble des bâtiments recevant du public : bâtiments d’habitations, bâtiments tertiaires, établissements de santé, établissements scolaires et bâtiments publics. Qu’ils soient récents ou anciens, l’ensemble des réseaux d’eau chaude sanitaire doivent être surveillés. L’arrêté du 1er février impose la réalisation de campagnes annuelles d’analyses de légionelles ainsi qu’un suivi régulier des températures des réseaux d’eau chaude sanitaire.

DES SOLUTIONS POUR ASSURER

LE SUIVI DU RISQUE LÉGIONELLES

Il existe aujourd’hui des solutions connectées qui offrent un suivi en temps réel des températures de réseaux d’eau chaude sanitaire. Ces solutions ne sont que peu coûteuses et permettent de considérablement limiter le risque de développement de légionelles.

Effectivement, des objets connectés télérelèvent en temps-réel la température des réseaux d’eau chaude sanitaire ce qui permet à l’utilisateur de s’assurer en permanence que la température de l’eau est bien comprise entre 55°C et 60°C (seuil sanitaire).

La température est visualisable directement à partir d’un smartphone et l’utilisateur est averti lorsqu’une température anormale est détectée. Ce dernier peut assigner l’alerte au responsable directement présent sur site ce qui permet un gain de temps et une limitation considérable des risques de contamination.

Ces solutions permettent également d’automatiser et de numériser l’ensemble du carnet sanitaire d’un bâtiment en proposant un historique des données de température d’ECS.

Ainsi, ces solutions connectées permettent de répondre facilement et sans investissement important à la réglementation tout en veillant au confort et à la santé des occupants.

Sources :