Dans la course aux prix les plus bas, les enseignes de la grande distribution cherchent à minimiser les coûts liés au fonctionnement de leur magasin. La gestion de l’énergie apparaît comme l’un des facteurs clés pour limiter ses dépenses. En effet, le coût des factures énergétiques est très conséquent pour le secteur de la grande distribution et représente le deuxième poste de dépenses après la masse salariale (*).

La grande distribution compte aujourd’hui en France plus de 50 000 points de vente pour une consommation globale d’environ 20 TWh électriques par an, soit 4,5 % de la consommation nationale.

Afin de mieux comprendre la consommation d’énergie du secteur de la grande distribution, il convient d’étudier les dépenses énergétiques par usages.

Répartition des consommations énergétiques par usage dans un supermarché

Le froid alimentaire

Sans grande surprise, le froid alimentaire représente le plus gros poste de dépenses, presque la moitié des consommations d’énergie globales dans un supermarché. Cependant, le respect et le maintien de la chaîne du froid demeurent indispensables pour respecter les normes sanitaires et assurer la bonne conservation des produits.

Pourtant, des économies d’énergie significatives sont réalisables sans altérer le respect de la réglementation en vigueur. Un suivi en continu et en temps réel de la température permet par exemple d’être alerté dès lors qu’une température anormale est constatée. Le personnel peut ainsi réagir très rapidement pour corriger les écarts et optimiser la gestion du froid selon le temps et les contraintes d’utilisation dans le magasin.

De plus, si le magasin dispose d’une enveloppe budgétaire suffisante, il peut investir dans des meubles surgelés à porte. Cette action permet une économie de 60% par rapport à un meuble ouvert. Enfin, l’installation de rideaux de nuit sur les meubles frais ou des rideaux d’accès contribuent également à une baisse des consommations d’énergie.

 

L’éclairage

L’éclairage apparaît comme le deuxième poste de dépenses énergétiques le plus important. Il participe à la performance commerciale d’un magasin. En effet, la mise en valeur des produits passe par un éclairage adapté. En rendant le magasin plus visible et en guidant les clients dans les allées, l’éclairage joue un rôle majeur dans l’expérience utilisateur et le parcours client.
Bien qu’il représente une part significative dans le coût de la facture énergétique, les enseignes ne souhaitent donc pas faire de concession sur ce poste de dépense.

Toutefois, des alternatives simples existent. Remplacer les sources lumineuses par des éclairages LEDS (lignes continuent, rails d’allumage, éclairages d’accentuation…)  génère entre 25% et 40% de consommations d’énergie en moins. L’attractivité du magasin est conservée tout en réduisant considérablement le coût de la facture d’énergie.

 

Le confort

Souvent occulté, le confort dans les magasins représente pourtant un poste de dépenses énergétiques non négligeable. De plus, n’étant pas soumis aux normes réglementaires (tel que le froid alimentaire), ou aux directives commerciales (tel que l’éclairage), le confort thermique peut souvent faire l’objet d’une optimisation simple et rapide. La température et une bonne qualité d’air sont les critères des clients pour définir un environnement confortable dans un magasin.

Des solutions plug and play existent pour suivre simplement la qualité d’air d’un magasin selon les zones chaudes et froides : humidité, CO2, température.

Outre le confort des clients, un environnement sain et agréable contribue au bien-être des employés. Plus productifs, moins absents, le confort contribue donc au bon fonctionnement du magasin.

 

Une bonne gestion de l’énergie par zone et par usage permet aux enseignes alimentaires de faire des économies sans altérer la qualité des produits délivrés. De plus, en diminuant leur empreinte environnementale, elles contribuent à valoriser leur image de marque, en devenant plus respectueuse de l’environnement.

Le développement de distributeurs valorisant l’aspect développement durable de leur magasin ne cesse de croître : produits bio, locaux, énergie renouvelable etc. Ils répondent en réalité à un besoin de plus en plus présent chez les consommateurs qui ont pris conscience de l’impact énergétique du secteur de la grande distribution. Il apparaît alors indispensable pour les enseignes traditionnelles d’entreprendre des actions en faveur de la transition énergétique.

 

Sources :

Etude ADEME & Perifem
Energystar.gov