En France, le parc de bâtiments tertiaires représente 45% de la consommation énergétique finale et plus de 20% des rejets de gaz à effet de serre. C’est le secteur le plus énergivore. Bien que le plan tertiaire ait été suspendu en juillet 2017, les enjeux énergétiques et environnementaux restent pour autant bien présents. Réduire les consommations énergétiques des bâtiments tertiaires est devenu une des préoccupations phares des projets de Smart Building. Il existe divers moyens pour réduire la consommation énergétique de ces bâtiments.

SENSIBILISER LES UTILISATEURS

L’ADEME, agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, a établi un document projectif aux horizons 2030 et 2050 afin de proposer des scénarios énergétiques volontaristes pour réduire les consommations énergétiques des bâtiments résidentiels et tertiaires. Le scénario 2050 prévoit une diminution de 45% de la consommation énergétique finale des bâtiments par rapport à 2010 ainsi qu’une division par 4 des émissions de gaz à effet de serre.

Ces scénarios semblent accessibles à terme, à condition que les utilisateurs des bâtiments se montrent impliqués dans la réalisation d’économies d’énergie. Effectivement, l’environnement est l’affaire de tous, c’est pourquoi il convient de sensibiliser les utilisateurs pour réussir à atteindre ces objectifs et ainsi créer un environnement futur viable tout en faisant des économies.

Éteindre les lumières lorsqu’une pièce est vide, fermer un robinet d’eau ou encore ne pas baisser la température de la climatisation en cas de fortes chaleurs apparaissent comme des moyens évidents pour ne pas faire grimper les factures énergétiques. Pour autant, trop peu d’utilisateurs mettent ces actions en pratique. La sensibilisation de ces derniers passe donc par un processus d’implication du personnel dans une démarche de réduction de l’empreinte énergétique.

Ainsi, par ce type d’actions les utilisateurs peuvent contribuer à la réduction des factures énergétiques. Cependant, il est probable que ces actions ne soient que trop succinctes face à l’importance des consommations énergétiques de ce type de bâtiments : 40% de la consommation d’énergie des pays européens est liée aux bâtiments tertiaires. Il apparaît donc comme essentiel de mettre en place des processus visant à monitorer les bâtiments pour s’inscrire dans une réelle démarche de smart building.

OPTER POUR DES SOLUTIONS INTELLIGENTES POUR RÉDUIRE LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE DES BÂTIMENTS TERTIAIRES

De nombreuses solutions existent pour réduire l’empreinte environnementale des bâtiments tertiaires. Le green building est d’ailleurs de plus en plus plébiscité par les acteurs du bâtiment. Effectivement, au-delà de l’intérêt environnemental, le principe de construction verte est devenu une nouvelle source de revenus pour les exploitants puisque de tels procédés permettent d’accroître, parfois considérablement, la valeur pécuniaire d’un bâtiment.

Il existe aujourd’hui des solutions innovantes et rapides pour optimiser l’exploitation d’un bâtiment afin de mieux gérer les dépenses énergétiques. En quelques jours, il est possible d’instrumenter des bâtiments afin de disposer d’une visibilité sur toutes les consommations d’énergie du parc immobilier. Au quotidien les gestionnaires de bâtiment reçoivent des alertes en cas de dérives (fuite d’eau, hausse trop importante des températures, etc.) et des conseils pour faire des économies d’énergie

Ces solutions sont souvent moins coûteuses que des prestations de management de l’énergie classiques. Elles fonctionnent à partir des technologies de l’internet des objets (IoT), connectés grâce au réseau LoRa. En pratique, les données sont télé-relevées en temps réel à partir de capteurs connectés à différents postes de dépenses énergétiques (eau, électricité, gaz, etc.). Elles sont ensuite retranscrites au sein d’une application à partir de laquelle des ingénieurs en efficacité énergétique préconisent des actions à mettre en œuvre pour réduire les consommations d’énergie.

Source :

ADEME : Chiffres clés du bâtiment

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