La qualité de l’air intérieur et le confort ambiant sont des problématiques encore trop peu répandues dans les politiques RSE des entreprises. Pour autant, elles sont toutes aussi importantes que les autres aspects habituellement pris en compte par la RSE, tant du point de vue de la santé des employés que du respect de l’environnement.

Effectivement, nous passons en moyenne entre 7 et 10h par jour dans les bureaux, autant d’heures durant lesquelles nous sommes exposés à un air souvent très pollué. Une étude menée par l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur en 2015 expose que l’air intérieur serait 5 à 7 fois plus pollué que l’air extérieur.

D’autant plus que le confort ambiant impacte également la qualité de vie au travail des salariés. En plus des particules polluantes présentes dans l’air, les salariés peuvent être exposés à des températures, une luminosité ou encore un taux d’humidité qui ne leur conviennent pas ; ce qui peut potentiellement impacter leur santé et leur productivité au travail.

Ainsi, la qualité de l’air intérieur et le confort ambiant auxquels sont exposés les salariés sont des sujets d’envergure pour le développement futur des politiques RSE. A ce jour, ces derniers sont encore trop peu pris en compte par les entreprises, compte tenu de l’impact qu’ils peuvent avoir sur la performance et la santé des occupants de bureaux.

En quoi la qualité d’air intérieur

peut-elle être néfaste pour les employés ?

Du logement au lieu de travail en passant par les transports, nous passons approximativement plus de 80% de notre temps dans des lieux clos. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’air n’y est pas toujours de bonne qualité, pouvant parfois être plus toxique que l’air extérieur, lui-même déjà souvent très pollué notamment dans les agglomérations.

Cet air de mauvaise qualité est dû à divers facteurs venant altérer la qualité globale de l’air intérieur. Les produits d’entretien, les machines électroniques tels que les ordinateurs ou les imprimantes ou encore la simple activité humaine réduisent fortement la qualité de l’air dans les bureaux. Certains éléments présents dans l’air sont même connus pour accentuer les maladies respiratoires comme l’asthme voire être cancérigènes à plus long terme.

Il a d’ailleurs été scientifiquement prouvé qu’une mauvaise qualité d’air favorisait l’émergence de maux de tête, de fatigue, d’irritation du nez, de la gorge et des yeux, de vertiges ou encore de manifestations allergiques. A l’inverse, on note également qu’un air de bonne qualité a des effets positifs sur la concentration des employés, le taux de présentéisme et le bien-être au travail. Pour ces raisons, la qualité de l’air dans les bâtiments tertiaires est un réel sujet d’envergure pour les politiques de QVT (qualité de vie au travail) dans le cadre d’actions inhérentes à la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise.

Le confort ambiant comme moteur
de la performance au travail ?

Le confort ambiant, aussi nommé confort thermique, correspond au microclimat autour du poste de travail d’un individu. Ce dernier peut varier d’un poste de travail à un autre, y compris dans un même bâtiment, et affecte le ressenti du salarié.

Lorsque l’on traite du sujet du confort ambiant au travail, cinq points sont à prendre en compte :
   • A partir de 26°C, l’individu connaît une baisse significative de sa dextérité. A 30°C il subit une fatigue excessive.
   • Le confort thermique au bureau est lié à la température, à la vitesse de l’air ainsi qu’au taux d’humidité ambiant.
   • Il est indispensable d’installer un système de régulation de la température et de l’humidité de l’air.
   • Les bâtiments doivent être isolés afin de garantir un confort thermique stable quelle que soit la rigueur climatique et l’activité humaine.

Ainsi, pour être en situation de confort thermique, une personne doit n’avoir ni trop chaud ni trop froid, ceci en portant une quantité raisonnable de vêtements. Pour cela, la température, le taux d’humidité et le mouvement de l’air doivent se situer dans les limites de ce que l’on appelle « zone de confort ».

La norme X35-203 définit les conditions de la « zone de confort » : La température des bureaux doit être comprise entre 20°C et 23°C en périodes fraîches. Il est conseillé d’augmenter cette température lors des périodes estivales afin de limiter le gap entre températures intérieures et températures extérieures. Pour assurer un confort optimal des employés, le taux d’humidité doit quant à lui être compris entre 30 et 70%. Un air trop sec ou trop humide peut avoir des effets néfastes sur la respiration et donc la concentration et la performance au travail des individus. Enfin, le dernier élément à prendre en compte dans la « zone de confort » correspond à la vitesse de déplacement de l’air. Cette dernière doit être inférieure à 0,15m/s en hiver et inférieure à 0,25m/s le reste de l’année.

Ces seuils correspondent à des moyennes. Il est évident qu’il n’est pas possible de satisfaire l’ensemble des occupants d’un bâtiment tertiaire, chacun possédant des caractéristiques physiologiques propres. Pour autant, faire en sorte de respecter ces critères revient à améliorer la productivité des salariés au travail. La majorité se trouvera en situation de confort et n’aura donc pas de déconvenue due à l’ambiance thermique, lui permettant par conséquent de se concentrer sur son propre travail.

Comment surveiller la qualité d’air et le confort thermique des occupants d’un bâtiment tertiaire ?

Il existe des solutions intelligentes adaptées au secteur tertiaire, permettant de mettre en œuvre un suivi quotidien de la qualité de l’air intérieur ainsi que du confort ambiant. Ces solutions sont basées sur les technologies de l’internet des objets. En effet, des capteurs connectés télérelèvent les données de confort et de qualité d’air (ppm, température, taux d’humidité, taux de CO2, etc.). Ces données sont ensuite transférées via le réseau LoRa directement sur une application, à partir de laquelle elles sont traitées et analysées grâce à des algorithmes Big Data.

L’utilisateur visualise en temps réels ses données et dispose d’une visibilité exhaustive sur l’ambiance thermique et la qualité de l’air de son bâtiment grâce à des graphes passés, actuels et projectifs. Il est également alerté lorsque les seuils pouvant porter atteinte au confort et à la santé des occupants sont dépassés. Il peut dès lors mettre en place des actions instantanées pour améliorer la qualité de l’air intérieur et réduire l’inconfort des occupants.

Enfin, il est également possible de faire appel au service d’ingénieurs en efficacité énergétique expérimentés, certifiés CMVP et ISO 50001, pour obtenir un plan d’action d’amélioration de la qualité de l’air et du confort thermique des bâtiments tertiaires. Ces derniers auditent le bâtiment puis définissent un plan d’action ; en plus de limiter le risque pour la santé des occupants et améliorer la performance des salariés au travail, ils vous accompagnent pour réaliser jusqu’à 25% d’économies d’énergie. Une telle démarche s’inscrit ainsi dans une réelle politique de qualité de vie au travail et de RSE puisque ces solutions permettent de respecter à la fois la santé et l’environnement, ceci sans porter atteinte au confort des salariés, tout en faisant des économies financières.

Envie d’en savoir plus sur la Qualité de Vie au Travail ?

La Qualité de Vie au Travail est une composante inhérente à la RSE, elle se doit de prendre en

compte le bien-être des salariés au travail et leur assurer confort et santé. 

M