L’air intérieur est huit fois plus pollué que l’air extérieur. Solvants, produits ménagers, ameublement, activité humaine… Autant d’éléments qui mettent à mal la qualité de l’air respiré par les enfants dans les crèches et les écoles. En effet, ces derniers passent plus de 90% de leur temps dans des environnements clos.

Il a d’ailleurs été démontré qu’une mauvaise qualité d’air avait un impact direct sur la fatigue et le taux d’absentéisme. A l’inverse, un air de bonne qualité a tendance à favoriser le bien-être et l’apprentissage des enfants.

C’est à partir de ce constat qu’une prise de conscience générale à propos de la qualité de l’air a donné lieu à une réglementation imposant un suivi de l’air dans les établissements accueillants des enfants.

En quoi consiste le dispositif mis en place pour le suivi de la qualité de l’air ?

La loi portant engagement national pour l’environnement, loi n°2010-788 du 12 juillet 2010, vise à rendre obligatoire la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans les ERP. Les crèches, les écoles maternelles et les écoles primaires sont les premiers établissements recevant du public concernés par ces réformes.

En effet, depuis le 1erjanvier 2018, les crèches, les écoles maternelles et les écoles primaire doivent avoir mis en place le dispositif lié au suivi de la qualité de l’air de ces établissements. A partir du 1er janvier 2020, la démarche devra être généralisée aux centres de loisir ainsi qu’aux établissements d’enseignement ou de formation professionnelle du second degré. Le reste des établissements recevant du public sera également concerné à partir du 1er janvier 2023.

Ainsi, le suivi de la qualité de l’air intérieur prend la forme d’un processus d’amélioration continue en trois parties.

La première consiste à réaliser une évaluation des moyens d’aération et de ventilation. Cette étape vise à mettre en avant la présence et l’état de fonctionnement des installations. Cette étape peut, en partie, expliquer des résultats mauvais lors de la mesure de la qualité de l’air.

Dans un second temps, il convient de définir un plan d’actions de prévention dans les établissements. Effectivement, les sources de pollution de l’air sont diverses et souvent méconnues ; mettre en valeur des actions simples à réaliser telles qu’ouvrir les fenêtre fréquemment, nettoyer les grilles d’aération ou encore opter pour des produits ménagers moins toxiques par exemple.

Enfin, parallèlement à ces actions, il est obligatoire de mener des campagnes de mesure de la qualité de l’air intérieur afin d’évaluer la présence de substances nocives dans l’air respiré par les enfants. Ces substances sont : le formaldéhyde, le benzène, le tétrachloroéthylène et le CO2.

Ces mesures doivent être faites tous les 7 ans en cas de contrôle normal. Tous les 2 ans en cas de quantités trop importantes dans l’air.

De plus, les résultats étant susceptibles de varier, il est impératif d’effectuer ces mesures à double périodicité : une lors de la période froide et l’autre pendant la période chaude. Enfin, les rapports des deux dernières mesures doivent être impérativement conservés.

Comment facilement s’engager dans une démarche d’amélioration continue de la qualité de l’air ?  

Ce dispositif s’avère contraignant et chronophage pour les écoles et les crèches. En effet, pour mener à bien de tels projets, les responsables d’établissements doivent solliciter plusieurs parties prenantes, mettre en place différents outils de mesure, faire un état de l’existant à périodicité constante et conserver les données relevées.

Il existe à ce jour des solutions peu coûteuses permettant d’automatiser la relève de certaines données liées à la qualité de l’air intérieur. Assurément, des objets connectés télérelèvent les données liées à la qualité de l’air intérieur : taux de CO2, hygrométrie, température, ppm. Ces données transitent ensuite via le réseau LoRa, dédié à l’internet des objets, directement sur une application.

A partir de cette application ; l’utilisateur visualise en temps réel les données inhérentes à la qualité de l’air intérieur et est alerté lorsque des seuils critiques, pouvant porter atteinte à la santé et à la concentration des enfants, sont atteints.

De plus, des energy managers expérimentés peuvent auditer le parc de crèches et d’écoles maternelle afin de proposer un plan d’actions d’amélioration de la qualité de l’air intérieur. Les conseils et les recommandations adaptées à chaque typologie de bâtiments ont pour objectif de garantir un niveau de qualité d’air optimal pour les enfants, afin de faciliter leur apprentissage et leur concentration tout en préservant leur santé.

Ces solutions permettent donc aux responsables d’établissements de mettre un pied direct dans la réglementation. Assurément, ces derniers peuvent disposer d’une visibilité en temps réel sur la qualité de l’air dans leurs bâtiments et agir en conséquence pour rétablir une qualité acceptable. D’autant plus que les données sont archivées et disponibles à tout moment, lors d’un contrôle sanitaire par exemple.

Comme les données sont relevées de façon journalière ; les responsables d’établissements garantissent ainsi un air de qualité aux enfants et leur offre des conditions qui favorisent leur développement personnel tout en répondant plus facilement à la réglementation en vigueur. 

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