QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL ET RESPONSABILITÉ SOCIETALE DES ENTREPRISES

La Qualité de Vie au Travail (QVT) est une démarche globale qui tend à combiner performance de l’entreprise et bien-être des salariés. Cette démarche vise à inclure l’ensemble des parties prenantes dans la recherche de biais communs pour améliorer le travail. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’environnement et l’écologie ne sont pas les thématiques principales de la RSE citées par les salariés. D’après le baromètre de l’entreprise responsable, 45% des salariés interrogés jugent le bien-être au travail (QVT) comme levier premier de la politique RSE, bien loin devant les questions environnementales (citées à 13% seulement).

La RSE correspond à la contribution des entreprises au principe de développement durable. Effectivement, un des trois piliers du développement durable traite du volet social. C’est cette partie à laquelle sont le plus attachés les salariés ; la qualité de vie au travail devient alors un des principaux enjeux des politique RSE en entreprise. Dès lors, respecter les

conditions de travail de ses salariés est indispensable au succès de toute entreprise. Assurément, la qualité de vie au travail influence de façon souvent considérable la productivité et l’implication des salariés. Ainsi, inscrire son entreprise dans une réelle démarche QVT permet de répondre aux exigences réglementaires tout en facilitant le changement, en favorisant l’innovation et en réduisant les problèmes inhérents aux salariés (absentéisme, conflits sociaux, etc.).

QUALITÉ DE L’ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL

La qualité de l’environnement de travail comprend diverses entités à part entière que doit prendre en compte l’employeur pour mener une politique QVT efficiente. Ainsi, le confort du salarié à son poste de travail est une partie importante de la démarche globale.

Le confort du poste de travail prend plusieurs formes :

  • L’ergonomie du poste de travail : un espace de travail bien conçu est essentiel pour réduire l’inconfort des salariés. L’objectif est de concevoir un poste de travail qui s’adapte au corps et qui ne nécessite pas d’effort personnel de la part de l’occupant.
  • La qualité de l’air : la qualité de l’air comprend les enjeux liés à la pollution intérieure (taux de CO2 trop important, présence de particules fines, etc.) et influence directement la santé du salarié, et donc sa productivité.
  • L’ambiance thermique : le confort thermique des salariés est dépendant des types d’installations auxquelles ils sont confrontées (source de chaleur, vétusté, installation HQE, etc.). L’idée est d’offrir à l’occupant une température et un mouvement d’air qui se situent dans ce que l’on nomme “zone de confort”.
  • Le taux d’humidité : l’humidité contribue elle aussi à l’inconfort du salarié à son poste de travail, il est recommandé de maîtriser le taux d’humidité afin de limiter les risques pour la santé de l’occupant.

La norme X35-203 précise les “conditions de confort d’un poste de travail” :

La température doit être comprise entre 20° et 22° ; lors de périodes de fortes chaleurs, la température de la climatisation doit être réglée à une température supérieure pour éviter un écart trop important entre l’environnement intérieur et l’environnement extérieur.

La vitesse de l’air doit être inférieure à 0,15m/seconde en hiver et inférieure à 0,25m/seconde le reste de l’année.

Le taux d’humidité, quant à lui, doit être compris entre 30 et 70%. Ce taux se doit d’être inférieur lors des périodes de froid.

Aussi, des solutions existent pour mesurer la qualité de l’air, l’ambiance thermique et le taux d’humidité du poste de travail. Ces solutions permettent de maintenir un niveau de confort suffisant  ou de mettre en lumière un besoin d’action pour assurer la productivité des salariés et par conséquent contribuer à la compétitivité de l’entreprise.

Advizeo

Source :

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