L’efficacité énergétique ne doit pas être réservée aux grandes entreprises, disposant souvent d’une enveloppe budgétaire suffisante pour réaliser des audits énergétiques. Les bâtiments du secteur de l’enseignement ont tout intérêt à faire eux aussi du management de l’énergie. En effet, les consommations d’énergie de ce type de bâtiments représentent un véritable coût pour les communes, conseils généraux et régionaux.

Les établissements scolaires : 3ème rang des bâtiments tertiaires ayant la plus grande surface chauffée

D’après le CEREN (observatoire statistique de la demande en énergie), en 2011, la surface chauffée des bâtiments d’enseignement représentait 20% parmi les 931 millions de m² chauffés pour le secteur tertiaire. Ce qui place ce type de bâtiment au 3ème rang des bâtiments tertiaires relativement à la surface chauffée. Toujours d’après le CEREN, c’est le chauffage et l’eau chaude qui représentent le plus gros poste de dépense pour ces bâtiments.

Pour les personnes résidant en Île-de-France, d’autres études menées par l’ARSENE et l’ADEME démontrent l’importante consommation d’énergie pour ces bâtiments. Sans grande surprise, « les établissements de la capitale et de la petite couronne sont les plus polluants. L’ensemble a émis 1128 kteq de CO2 en 2009 ».

Comment réduire l’impact énergétique des bâtiments d’enseignement ?

● Réduire le talon : Le talon dans le domaine de l’énergie représente la consommation énergétique dépensée de manière récurrente et constante en occupation comme en inoccupation.
Pour le réduire, on peut agir sur l’isolation des conduites d’eau chaude, le régime et le débit d’eau chaude en occupation. (Si vos installations sont électriques il conviendra d’arrêter les équipements inutiles en inoccupation).

● Gestion de la loi d’eau des systèmes : « La régulation par loi d’eau établit une correspondance entre les besoins en chaleur du bâtiment et la température de l’eau du circuit de chauffage » (abcdclim). Ainsi il conviendra d’ajuster la température d’eau vers les différents émetteurs par rapport à la température extérieure. C’est d’autant plus important si la chaufferie dispose d’une chaudière à condensation.

● Radiateurs avec têtes thermostatiques : il est important que les radiateurs soient équipés de têtes thermostatiques afin de pouvoir ajuster au mieux la température d’émission et ainsi l’adapter en fonction de la température extérieure et les apports solaires.

● Équilibrage des réseaux : Il est nécessaire d’équilibrer les réseaux en fonction des pertes de charges réelles pour éviter les phénomènes de radiateurs brulants ou de radiateurs froids.

Enfin, la sensibilisation des personnes présentes dans le bâtiment est nécessaire pour une prise de conscience sur l’impact que peuvent avoir de simples gestes tels que : éteindre les lumières lorsqu’ils quittent les locaux, couper l’alimentation des ordinateurs etc.

Hormis la consommation d’énergie, une autre variable directement liée à l’efficacité énergétique est à prendre en compte : l’ambiance thermique des occupants. L’impact d’un bon environnement de travail sur la concentration et donc la productivité à plusieurs fois été mis en avant. Comme nous vous l’expliquions dans un précédent article (le confort thermique : un sujet brûlant), l’environnement dans lequel nous travaillons agit directement sur notre bien-être au travail et donc notre motivation.

Le rôle de l’IoT dans la rénovation énergétique des bâtiments

D’importantes mesures législatives et réglementaires issues du Grenelle de l’environnement, des directives Européennes et la loi de la transition énergétique vers une croissance verte, sont autant de mesures en faveur de la rénovation énergétique des bâtiments. La France avec le Grenelle de l’environnement a pour objectif de réduire d’au moins 38% la consommation d’énergie du parc des bâtiments existants d’ici 2020 et de les pérenniser dans le temps.

Cependant, avant d’envisager de gros travaux, il est indispensable de connaître la consommation réelle de son/ses bâtiments. Ce type de démarche ne nécessite pas forcément un gros investissement. Advizeo propose par exemple un pack composé d’un capteur électrique et d’une sonde de température, reliés à une application mobile pour seulement 19.90€HT/mois. Ce type de télérelève est également un bon outil pour des mesures post-rénovation. En effet, il permet un contrôle sur les réelles économies d’énergie générées suite au changement de matériel.

Sources :
ARENE IDF
Réseaux-chaleur
Energies-avenir