Une résidence EHPAD (établissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes) est un établissement spécialisé dédié à l’hébergement et aux soins de personnes âgées fragiles qui ont besoin d’être suivi médicalement. Ce lieu de résidence doit donc être suivi attentivement au niveau de l’exploitation et de la maintenance des installations techniques.

La gestion de ces bâtiments peut être réalisée de différentes manières, toutefois il est généralement constaté une organisation à 2 niveaux :

• d’une part un agent d’entretien est présent à demeure sur le site pour traiter les sujets du quotidien à savoir le petit entretien, la gestion de la programmation, le remplacement des luminaires défectueux ;
• d’autre part une société spécialisée en exploitation-maintenance traite les sujets complexes et l’entretien technique des installations. Le prestataire intervient sur le site une à plusieurs fois par mois, mais n’est pas posté sur le site.

 

La programmation des chaudières

 

Etant donné l’importance que représente le chauffage dans la facture énergétique d’une maison de retraite, le suivi des installations de chauffage est très important pour garantir le confort aux résidents mais également permettre une exploitation sobre en énergie des installations et pérenniser les équipements.

Les résidences EHPAD sont généralement chauffés au gaz et dispose par conséquent de chaudières pour préparer l’eau chaude sanitaire (cuisine, douches, etc.) et assurer le chauffage des locaux.
Une attention particulière doit être faite sur les réglages des chaudières, en effet une chaudière mal réglée entraine une surconsommation de 3 à 4% à l’année sur les consommations de gaz. Il en va de même avec les circuits de chauffage et les organes de régulation.

On observe régulièrement des paramètres de programmation peu adaptés au fonctionnement d’une maison de retraite qui entrainent d’une part des surconsommations, mais qui peuvent également impliquer des brûlures pour les résidents que ce soit avec la température de surface des radiateurs ou de l’eau chaude sanitaire dans les douches.

Enfin, ces différents aspects sont aggravés par un équilibrage hydraulique qui est très souvent inexistant.

 

Le suivi de température

 

A l’inverse en période estivale, le suivi des températures intérieures est crucial pour prévenir des risques de déshydratation. Les EHPAD ne sont que rarement entièrement climatisés, les espaces communs le sont en revanche afin de disposer de locaux confortables pour les résidents.

La climatisation est réalisée à partir d’unités autonomes qui sont gérées localement à partir d’un boitier mural ou d’une télécommande.

Malheureusement, sans un suivi attentif de ces équipements, on peut climatiser les espaces jours et nuit, voire refroidir une pièce qui est en même temps chauffée !

 

La gestion de l’extraction d’air

 

En cuisine, de nombreux problèmes d’exploitation peuvent se présenter : la gestion de l’extraction de l’air doit être géré attentivement, car un fonctionnement permanent entraine des surconsommations de chauffage et d’électricité, en plus d’user prématurément les filtres des équipements de ventilation.

En ce qui concerne la gestion du froid alimentaire, elle est très stricte et suivie mais parfois de manière inefficiente. En effet, les agents des cuisines doivent tenir à jour un carnet sanitaire où sont recensées les températures des armoires frigorifiques et des chambres froides.

A l’heure actuelle, rares sont les établissements qui disposent d’un suivi logiciel des valeurs de température mesurées, et il arrive souvent que ce suivi soit réalisé sur papier, ce qui peut engendrer des soucis lors des contrôles sanitaires.

 

L’optimisation des systèmes d’éclairage

 

Enfin, la gestion de l’éclairage dans les résidences EHPAD amène à plusieurs réflexions notamment sur la maintenance des équipements. Les points lumineux sont très nombreux en résidences, l’éclairage surfacique à base de bloc fluo est peu commun et on en retrouve essentiellement dans les circulations.

La gestion de l’éclairage dans les circulations est manuelle, mais peut être automatisé grâce aux détecteurs de présence. Avec ces équipements, la durée d’éclairement est réduite et est adaptée à l’usage fait par ces espaces.

En effet, avec une gestion manuelle, l’éclairage des circulations est le plus souvent permanent. Néanmoins, il faut attirer l’attention sur le fait que la détection de présence n’est adaptée qu’au matériel qui le supporte, car dans le cas contraire, les luminaires ont une durée de vie réduite.

En ce qui concerne l’éclairage ponctuel à base de spot, il est très souvent réalisé à partir d’ampoules halogènes particulièrement énergivores et dont la durée de vie est très restreinte. Cette technologie est également utilisée pour l’éclairage extérieur.

 

Une meilleure gestion des bâtiments est synonyme d’économies d’énergie

 

La gestion des bâtiments de type maison de retraite est un sujet important, étant donné l’aspect critique de ces résidences lié à la population fragile qui y réside.

Par conséquent, une analyse des problématiques décrites ici dans les résidences est une première étape pour appréhender les difficultés et imaginer des solutions adaptées. Les enjeux sont cruciaux : confort, énergie, hygiène ; et les solutions concrètes qui peuvent être mises en place, ont des impacts forts et rapides.

Pour aller plus loin :
EHPAD : Découvrez les chiffres clés sur leur consommation d’énergie
Quelles difficultés dans la maintenance des maisons de retraite ?