À l’heure de la transition énergétique, toutes les entreprises sont vivement encouragées à mener des actions visant à réduire leur consommation énergétique. La loi Daddue impose désormais la réalisation d’un audit énergétique tous les 4 ans pour les acteurs du secteur tertiaire.

Les professionnels du secteur tertiaire doivent avoir réaliser leurs audits énergétiques réglementaires avant le 5 décembre 2019

Quel est le niveau de consommation d’énergie du secteur tertiaire ?

Avec le secteur résidentiel, le tertiaire est aujourd’hui l’un des plus gros consommateurs d’énergie en France. Leur part dans la consommation énergétique est en effet passée de 43 % en 1990 à 47 % en 2016. Au niveau des énergies utilisées par les bâtiments du secteur tertiaire, les usages se répartissent comme suit :

  • 52 % en électricité ;
  • 29 % en gaz naturel ;
  • 12 % en produits pétroliers ;
  • 4 % en énergies renouvelables ;
  • 3 % en chaleur vendue via des réseaux.

Depuis la Loi Transition Énergétique, tous les secteurs sont concernés par des objectifs de réduction de consommation d’énergie. La loi ELAN (en vigueur à partir de mai 2019) et l’audit énergétique constituent deux axes essentiels dans la politique énergétique des entreprises du secteur tertiaire.

L’audit énergétique dans le tertiaire : une obligation régmentaire pour les entreprises

Une directive européenne datant de 2012 impose aux états de rendre obligatoire pour les entreprises (hors PME) la réalisation d’un audit énergétique. Tertiaire, industrie, transport… Tous les secteurs d’activités sont concernés par cette réglementation qui est effective depuis 2013 en France.

Toute entreprise est donc tenue de réaliser cet audit énergétique, tous les 4 ans, dès lors qu’elle présente :

  • un effectif supérieur à 250 personnes ;
  • un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros ;
  • un total de bilan supérieur à 43 millions d’euros.

Il est à noter que les entreprises certifiées ISO 50001,  qui disposent d’un système de management de l’énergie, sont exemptées de cet audit énergétique obligatoire.

Pour réaliser ce bilan, l’entreprise peut faire appel à du personnel compétent en interne, ou faire intervenir un prestataire externe. Dans ce cas, il doit être qualifié par un organisme accrédité par le COFRAC.

Norme NF 16247 : le référentiel de l’audit énergétique du tertiaire

L’audit énergétique réglementaire réalisé par l’entreprise du secteur tertiaire vise à identifier les actions qui pourraient permettre de réduire sa consommation d’énergie. L’audit doit couvrir 80 % de la facture énergétique de l’entreprise (électricité, gaz naturel, fioul, carburant des véhicules…) et doit s’effectuer sur les bases du référentiel normatif NF 16 247 qui englobe 4 différentes normes.

  • La norme NF EN 16247-1 qui pose un cadre général à tous les audits. Elle définit les exigences générales et les grandes étapes de l’audit (réunion de démarrage, recueil des données énergétiques sur le site, travail sur site, analyse des résultats…).
  • La norme NF EN 16247-2 qui encadre les audits énergétiques sur les bâtiments.
  • La norme NF EN 16247-3 qui s’applique spécifiquement aux audits réalisés dans le domaine de l’industrie.
  • La norme NF EN 16247-4 qui concerne les audits énergétiques liés au secteur du transport.

Selon l’activité de l’entreprise, la mise en place des actions préconisées par le diagnostic énergétique peut permettre de réaliser jusqu’à 30 % d’économies d’énergie. Pour ce qui concerne les travaux réalisés sur le bâtiment, la baisse de la facture énergétique peut même dépasser les 50 %.

Zoom sur la Loi ELAN

En plus de l’audit énergétique, le tertiaire va prochainement devoir répondre aux exigences de la loi ELAN. En effet, cette loi de novembre 2018 est venue apporter des modifications aux dispositions relatives à la réduction d’énergie finale des bâtiments tertiaires, lesquelles entreront en vigueur en mai 2019. L’objectif final pour les entreprises du secteur tertiaire : réduire leur consommation d’énergie d’au moins 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050, par rapport à 2010.

Que faire après la réalisation de son audit énergétique réglementaire ?

Les professionnels en charge des audits énergétiques se doivent de réaliser des préconisations précises et chiffrées dans l’optique de réduire les consommations et d’améliorer la performance énergétique des sites audités. Pour autant, l’Ademe estime que la moitié des audits réglementaires réalisés il y a quatre ans de cela ne comptaient pas plus de cinq recommandations, ce qui est bien trop peu pour améliorer effectivement l’efficacité énergétique d’un site tertiaire.

Advizeo a développé une solution qui vise à répondre à cette problématique. Assurément, des energy managers réalisent l’audit énergétique réglementaire, définissent les préconisations adéquates et mettent en œuvre le plan d’actions d’amélioration de la performance énergétique. Cet ensemble d’action vise à réduire les factures énergétiques des bâtiments, jusqu’à 25%.

La réalisation de l’audit énergétique réglementaire représente une réelle charge financière pour les entreprises tertiaires. Opter pour un accompagnement personnalisé qui vise à réduire les dépenses énergétiques permet donc aux sociétés de s’assurer d’un retour sur investissement rapide (inférieur à quelques mois en moyenne).

Les energy managers peuvent également disposer des objets connectés au niveau des différents compteurs et sous-compteurs énergétiques d’un bâtiment pour identifier les usages et connaître en temps-réel les consommations énergétiques du site. C’est le principe de l’audit continu. Les responsables de bâtiments et les energy managers disposent d’une visibilité en temps-réel sur le comportement énergétique des bâtiments d’un parc immobilier global et peuvent adapter les actions d’amélioration de la performance en fonction.

Contrairement à l’audit énergétique réglementaire, qui consiste à prendre une photo de l’efficacité énergétique d’un bâtiment à un instant t, l’audit continu permet beaucoup de flexibilité et revient moins cher aux entreprises. D’autant plus qu’il peut contribuer à l’obtention de la certification ISO 50001, auquel cas les entreprises sont exemptées d’audit réglementaire.

Ainsi, une telle solution est un complément à l’audit énergétique réglementaire et a pour finalité de garantir effectivement les économies d’énergie réalisées, sur lesquelles advizeo est capable de s’engager contractuellement.

Vous êtes acteur du secteur tertiaire ? 

Le groupe immobilier Covea s’est adjoint les services d’advizeo pour réaliser les audits énergétiques de ses bâtiments et a réalisé 17% d’économies d’énergie sur un échantillon représentatif. 

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